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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (910)

Mort de « Coplan » en Guinée : Dernière « cavale » pour l’au-delà

 

On l’appelait « Coplan », un sobriquet qui tire sa source de Francis Coplan, un personnage de fiction ayant donné son nom à une série à succès de romans policiers et de romans d’espionnage. Coplan est donc mort. Claude Pivi de son vrai nom, officier militaire, membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et proche collaborateur de l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara, a rendu l’âme à 66 ans dans un hôpital militaire  de Conakry, après y avoir été transféré en urgence.

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Côte d'Ivoire # Burkina Faso (3-0) : le coup de marteau des Éléphants

Le Burkina Faso s’est incliné sur le score sans appel de 3 buts à 0 face au champion en titre, la Côte d’Ivoire, en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations, le mardi 6 janvier 2026, au stade de Marrakech–Ouahat Sidi Brahim. Ce véritable coup de marteau des Éléphants, clin d’œil à la chanson fétiche et à l’hymne officieux de la CAN 2023 organisée et remportée par la Côte d’Ivoire, met brutalement fin au parcours des Étalons dans la compétition.

 

 

 

Le Burkina Faso ne verra pas les quarts de finale de la CAN 2025 au Maroc. Comme lors de l’édition précédente, les Étalons quittent la compétition en huitième de finale. Face à une équipe ivoirienne sûre de sa force et parfaitement organisée, les hommes de Brama Traoré ont rapidement été mis en difficulté, lors de la première période largement dominée par les Éléphants.

 

Dès l’entame de la rencontre, la Côte d’Ivoire impose son rythme, alliant maîtrise technique, rigueur tactique et solidité collective. Cette domination se concrétise à la 20e minute lorsque Amad Diallo ouvre le score d’une action limpide, en prenant le dessus sur le portier burkinabè Hervé Koffi. Sans véritable réaction burkinabè, les Ivoiriens poursuivent leur emprise sur le match et doublent la mise 12 minutes plus tard grâce à Yan Diomandé, au terme d’une belle action collective dans la surface des Étalons.

 

Dos au mur, le sélectionneur Brama Traoré tente de réajuster son dispositif avant la pause. À 3 minutes de la mi-temps, le défenseur Adamo Nagalo, en difficulté, cède sa place à Blati Touré, afin de densifier le milieu de terrain et tenter de reprendre le contrôle du jeu.

 

Au retour des vestiaires, l’entrée de Georgi Minoungou, combinée à l’expérience de Blati Touré, apporte un souffle nouveau aux Étalons. Le Burkina Faso affiche un visage plus conquérant et parvient à inquiéter la défense ivoirienne, notamment sur une déviation dangereuse de Dango Ouattara qui frôle le cadre gardé par Yaya Fofana.

 

Malgré cette embellie, la Côte d’Ivoire reste solide et gère parfaitement son avantage. Les espoirs burkinabè s’évanouissent définitivement lorsque Bazoumana Traoré, jeune pépite ivoirienne de 19 ans, s’illustre sur le flanc gauche avant de battre Hervé Koffi d’une frappe puissante et précise pour sceller le score à 3-0.

 

« Nous avons affronté une très belle équipe de Côte d’Ivoire qui a su exploiter nos faiblesses. Les deux buts encaissés en première période nous ont beaucoup pénalisés », a reconnu Georgi Minoungou, visiblement déçu.

 

Avec cette victoire convaincante, la Côte d’Ivoire valide son billet pour les quarts de finale, où elle affrontera l’Égypte, tombeuse des Guépards du Bénin. Pour le Burkina Faso, l’heure est désormais au bilan et à la reconstruction, après une CAN qui s’achève prématurément, loin des ambitions affichées.

 

Abdoulaye Diallo

 

 

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Capture du président vénézuélien : le sheriff Trump et les récriminations poltronnes

Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, Caracas, la capitale du Venezuela, a été le théâtre d’une scène dont le caractère inédit le dispute à son côté attentatoire au droit international : la capture puis l’exfiltration vers les Etats-Unis d’Amérique du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores.

 

« Simple opération de police » répète à l’envi l’administration Trump, du nom du président américain, Donal Trump qui s’est vite prêté à une conférence de presse au cours de laquelle il a raconté, par le menu, le déroulé de l’enlèvement du couple présidentiel vénézuélien accusé de «narco-terrorisme  d’importation de cocaïne aux Etats-Unis ».

 

« Ingérence d’une force extérieure dans les affaires internes d’un Etat souverain », dénoncent, timidement, certains gouvernements et organisations internationales.

 

L’affaire Maduro est là. Un précédent dont il faut s’en inquiéter, redoutent les inconditionnels des règles du droit international, au moment où les grandes puissances ne font plus mystère de leurs velléités de contrôler les régions stratégiques du monde.

 

Après l’acte 1 de Caracas, nous voilà, vingt-quatre heures après, l’acte II qui se joue désormais à New York, où le successeur du président Hugo Chavez et sa femme ont été conduits dans une prison fédérale.

 

En effet, hier lundi 5 janvier 2026, a marqué l’entame officielle de la procédure judiciaire contre l’ex-président bolivarien qui devrait être présenté au juge fédéral Alvin Hellerstein, 92 ans, nommé par Bill Clinton.

 

Réputé pour sa solide expérience, cet ancien avocat, qui a troqué la robe contre la toge, l’est tout autant pour son courage et ses nombreuses décisions défavorables à l’administration Trump. Ainsi, par exemple, de ses décisions contre l’expulsion de Vénézuéliens ou de manifestants contre la guerre de Gaza.

 

Pour autant, pourra-t-il changer le cours du destin de Maduro, poursuivi pour : « conspiration avec des groupes narcoterroristes pour distribuer de la cocaïne, complot en vue d’importer des stupéfiants, utilisation, port et incitation au port de mitrailleuses et de dispositifs destructeurs, et conspiration dans le but d’obtenir des armes », qui plus est dans une affaire aux confins du droit, de la politique, de la géopolitique et d’intérêts économiques ? Rien n’est moins sûr.

 

Alors que s’ouvrait le volet judiciaire du « dossier Maduro », le même jour, se réunissait en urgence, sur demande du Venezuela, le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Sans nul doute va-t-on condamner par principe cette intervention américaine, comme l’a déjà fait le chef de l’ONU, Antonio Guterres déplorant « un dangereux précédent… et préoccupé par le non-respect des règles du droit international ».

 

Mais, au-delà de ces récriminations de forme, que peut bien faire d’autres « ce machin », comme l’avait surnommé le général de Gaulle ? Absolument rien face à un Donald Trump qui n’a pas hésité à contourner le Congrès américain pour lancer son opération « Absolute resolve », c’est-à-dire « Détermination absolue ».

 

Que dire de l’Union africaine, de la CEDEAO et de certains gouvernements africains, comme l’Afrique du Sud, la Namibie et le Ghana, qui ont officiellement eux aussi donné de la voix, même inaudible, contre cette violation américaine « des principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des Etats, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l’autodétermination » ? Encore des gesticulations « de pays de merde », se contentera de hausser les épaules l’auteur de cette marque d’irrévérence proférée en 2018.

 

Maintenant que pour un baril de pétrole, une poignée de terres rares le sheriff Donald a prévenu qu’il n’hésitera pas à franchir le… Potomac, jusqu’où est-il prêt à aller pour satisfaire son rêve du « Make America Great Again »(1).

 

En Colombie, au Groenland et même au Canada qu’il menace déjà d’annexer à chaque fois qu’il pose les yeux sur la carte relative aux richesses naturelles du monde ?

 

 

 

Alain Saint Robespierre          

 

 

 

 

 

(1)    « Rendre à l'Amérique sa grandeur »   

 

 

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Inauguration CHU de Pala : le « Tsié Tsié » du Burkina à la Chine

Ça y’est ! L’hôpital de référence de Bobo-Dioulasso est enfin opérationnel. Cette infrastructure sanitaire considérée comme l’une des plus grandes de la sous région et réputée pour ses équipements en phase avec les nouvelles technologies médicales du moment   a, en effet, ouvert officiellement ses portes, le mercredi 24 décembre 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.  Cérémonie au cours de laquelle, l’amitié Sino-burkinabé a été vivement magnifiée comme pour saluer l’aboutissement heureux de ce gigantesque projet, symbole du rétablissement de la coopération diplomatiques entre le Burkina et la Chine Populaire.

 

Longtemps reconnu pour son hospitalité légendaire, ses nombreuses places historiques, ses sites touristiques mais aussi, sa position géographique très enviable au cœur de Afrique de l’ouest,  Bobo-Dioulasso, fera encore parler d’elle aussi bien au plan national que sous régional avec sa nouvelle infrastructure sanitaire aux normes et standards internationaux. La mise en service  de l’hôpital de référence de Pala  à la veille de la NOEL 2025 et la description qui en a été faite par le ministre de la santé, Robert Lucien Kargougou, fait désormais de la cité de Guimbi Ouattara, une destination privilégiée pour tous les patients de l’intérieur comme de l’extérieur du Burkina pour des soins plus appropriés.  En effet, le CHU  de Pala  tel que présenté par le ministre Kargougou est le plus grand hôpital construit par la Chine en Afrique au Sud du Sahara. Il s’agit dit t-il, d’un hôpital de 500 lits  entièrement équipé et disposant, entre autres, de 90 salles de consultation, de 11 ascenseurs, d’une unité de soins intensifs (réanimation), d’un service d’imagerie médicale haut de gamme avec une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), un scanner de 80 barrettes, de 3 unités de radio télécommande, os, poumons, et d’un bloc unifié de laboratoire facilitant les traitements et les analyses afin d’écourter les longs et multiples déplacements. Toujours dans la même veine, le ministre de la santé va s’appesantir sur l’une des spécificités de ce CHU à savoir, la salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardiovasculaire.  La salle PHENO ARTIS SIEMENS qui y est installée est une salle de dernière génération, a t-il  déclaré avant de préciser avec une légitime fierté qu’elle «  aurait été installée pour la première fois en Chine seulement en 2024 et serait également la première à être installée dans la sous région ouest africaine ».   Après environ quatre ans de travaux qui ont mobilisé 700 ouvriers dont 123 chinois sur le chantier, la mise en service de l’hôpital de référence de Pala vient ainsi renforcer le plateau technique médical de notre pays et contribuer dans le même temps,  à l’amélioration de l’offre de soins spécialisés de qualité.  C’est le chef de l’Etat, président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui procédera à la coupure du ruban, le dévoilement de la plaque inaugurale suivi de la visite de cette gigantesque infrastructure sanitaire composée de bâtiments d’hospitalisation, de bâtiments de consultation externe des urgences et de bureaux administratifs,  de bâtiments techniques médicale, de bâtiments de logistique, de bâtiments d’hospitalisation de maladies contagieuses,  de salles techniques de préparation d’oxygène, de salle de distribution d’électricité, de bâtiment de résidence des experts, de salle de cours destinée aux étudiants, de la morgue, etc. D’un coût de plus de 60 milliards de nos francs, la construction de cet ouvrage est rendu possible grâce à la Chine populaire et constitue selon son ambassadeur au Burkina, le projet phare réalisé par son pays depuis le rétablissement diplomatique entre les deux pays. Le moins que l’on puisse dire est que les relations entre la Chine et notre pays sont actuellement au beau fixe et ne cessent de se renforcer à travers d’autres domaines d’activités. Des relations jugées gagnant-gagnant  par la partie burkinabè qui ne pouvait que dire merci ou plutôt ‘ « Tché –Tché » à la partie chinoise pour son implication et sa précieuse contribution à la construction de cet hôpital. Une infrastructure aujourd’hui  présentée comme le symbole phare de l’amitié Sino-burkinabè.

 

                                                       Jonas Apollinaire Kaboré 

 

Avis des personnalités 

Mohamed Sinon, activiste.

 

Cet hôpital est une première pour notre pays et une fierté pour tout le peuple burkinabè. Je ne m’y connais pas trop dans le domaine mais au vu de ce que l’ambassadeur de Chine a dit dans son discours, on peut affirmer sans risque de se tromper que le Burkina vient d’effectuer un bon qualitatif en avant en matière de prise en charge sanitaire.  L’ambassadeur a parlé d’un appareil qui a été introduit dans son pays en 2024 et qu’en 2025, cet appareil est arrivé au Burkina. C’est extraordinaire et cela traduit pour moi, la marque de considération de la Chine populaire envers le Burkina. L’autre aspect qui me réjoui à plus d’un titre est que cet hôpital va accueillir aussi des patients venus de l’étranger. C’est assurément une fierté pour nous burkinabè et il nous appartient maintenant de tout mettre en œuvre pour un meilleur entretient de cette infrastructure.

 

Laurent Kontogom, PDS Commune de Bobo

 

C’est véritablement un jour de joie de voir enfin ce grand projet d’une importance nationale devenir une réalité à travers son ouverture officielle aujourd’hui. Cela vient compléter l’organisation des services de santé dans la région du Guiriko d’une manière générale. C’est donc l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui ont travaillé jusqu’à ce que ce projet se concrétise mais également, saluer l’excellence de la coopération entre la république populaire de Chine et notre pays. Je pense aussi aux autorités locales qui ont facilité la concrétisation de ce projet à travers la mise’ à disposition de l’espace par la chefferie coutumière et aussi toutes les facilités dont le projet a pu bénéficier de sa part. Tout Bobo aujourd’hui et au-delà, tout le Burkina se réjoui de l’aboutissement heureux de ce projet. Car en réalité, si nous avons des outils de pointes, certains pourraient être amenés, de l’intérieur du Burkina comme de l’extérieur, à venir se faire traiter. Je souhaite que cet hôpital remplisse toutes les expériences qui ont prévalu à son érection et qu’il offre les soins de qualité attendus parce que ne viennent ici que les malades qui sont référés par les structures sanitaires qui sont en dessous du dispositif organisationnelle de cet hôpital. Nous allons en tant que collectivité, aux cotés des populations riveraines, travailler à ce que l’environnement qui entoure l’édifice soit des plus sains.

 

Siaka Barro, chargé de l’organisation de la CNAVC/Houet  

 

Nous avons souhaité un hôpital de ce standing depuis longtemps. Vous savez que c’est un centre de référence au niveau même de toute l’Afrique et c’est avec une immense fierté que nous assistons aujourd’hui à son inauguration  avec bien sûr, la présence du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, qui est actuellement le président en exercice de l’AES. Aujourd’hui c’est un jour de joie pour nous et nous ne pouvons que remercier Dieu. Ce qu’il faut noter surtout est que cet hôpital prendra en charge ces patients Burkinabè qui étaient obligés d’aller se faire soigner à l’extérieur. Et vous savez aussi qu’il existe pas mal de frustrations au niveau des services de  santé et ce nouveau CHU va contribuer à résoudre pas mal de problèmes.

 

Georges Ouédraogo, délégation spéciale commune de Bobo

 

Le projet centre hospitalier de Pala a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Par la grâce de Dieu et par la force des hommes, ce projet a pu se réaliser et nous sommes aujourd’hui là pour son inauguration. C’est pour moi un grand plaisir et aussi un ouf de soulagement pour le Burkina d’abriter un tel joyau qui va rendre service à des milliers de patients de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est véritablement un acquis pour notre pays mais aussi pour l’AES.

 

Roland Achille Sow. Président de la chambre de Commerce du Burkina

 

Nous sommes là ce matin essentiellement pour participer à cet important évènement qui est l’ouverture du CHU de Pala. Le président vient d’inaugurer ce site extrêmement important pour les populations.  Il a fallu quatre années de travaux pour aboutir à ce résultat grâce à l’amitié Sino-burkinabè. L’infrastructure est bâtie sur un site de 4 ha sur un ensemble qui fait 25 ha. Ce qui signifie qu’on voit loin. Le sentiment qui nous anime et en tant que président de la chambre de commerce, est un sentiment de fierté. Parce que la question de la santé de la population est une question essentielle. Vous savez que pour faire des affaires il faut être en bonne santé. Et voir aujourd’hui ce centre doté d’équipements de dernière génération et également référencé dans la sous région, il n’y a rien à dire si ce n’est dire merci à nos autorités. Je crois que c’est pratiquement l’un des sites les plus performants en Afrique de l’ouest. Nous tenons à remercier les plus hautes autorités en l’occurrence le président du Faso, le capitaine Ibrahim, et le gouvernement avec à sa tête le Premier ministre pour leur implication à l’aboutissement de ce projet. 

 

Bambara Ange, CNAVC

 

On est fier de ce projet et on est fier aussi du capitaine Ibrahim Traoré. Il est un grand leader qui a travaillé pour l’ouverture de cet hôpital et on ne peut que le féliciter. Cet hôpital va changer beaucoup de choses dans le quotidien des burkinabè en matière de santé. Souro Sanon est saturé et les cliniques ne sont pas accessibles à tous. Pour moi l’hôpital de Pala est une bénédiction de Dieu. Je vais profiter de votre micro pour lancer un cri de cœur à la population et au personnel soignant. Nous devons chacun, nous donner la main pour l’entretien de ce joyau. Les directives qui seront prises dans le cadre du bon fonctionnement de cet hôpital doivent être scrupuleusement respectées par le personnel, mais aussi et surtout par les visiteurs. A chacun de jouer sa partition pour un meilleur entretient et un meilleur fonctionnement de cet important outil de santé que le capitaine Ibrahim Traoré offre à la population. 

 

                                                       Propos recueillis par JAK.

 

                                       

 

 

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Présidentielle Guinéenne : pour “élire” le général Doumbouya

 

Environ 6,7 millions de Guinéens étaient appelés aux urnes, hier 28 décembre, pour élire le président de la république. Ils avaient le choix entre 9 candidats desquels se détache Mamadi Doumbouya, l’homme du 5 septembre 2021 qui a mis fin au 3e mandat contesté d’Alpha Condé.

 

Le tombeur de l’ancien dirigeant et idéologue de la Fédération des étudiants d’Afrique noire francophone (FEANF) est si bien installé en pôle position dans cette présidentielle qu’elle est sans suspense. Il faut juste que les Guinéens attendent que les quelque 23 mille bureaux de vote, sous la supervision de la direction générale des élections du ministère de l’Administration territoriale, achèvent de remplir les formalités de la décompte – sommation des bulletins de vote et l’affaire sera pliée pour Mamadi Doumbouya.

 

Quel sera le score du président sortant qui a mille et une chance de se succéder ? Comment vont réagir les candidats perdants, véritables faire-valoir de cette chronique d’un parjure consommé ? Et les Guinéens, comment accueilleront-ils cette victoire sans péril de cet ancien légionnaire français qui a commis un parricide politique audacieux en renversant celui qui  l’a placé à la tête du groupement des forces spéciales de l’armée, créé pour lutter contre le terrorisme et protéger les institutions républicaines ?

 

Mais l’occasion du 3e mandat controversé du ‘’Père protecteur’’ a mis à nu les ambitions à la Brutus qui sommeillaient chez le ‘’filleul.’’ La suite on la connaît. Celui qui est lui-même devenu ‘’parrain’’ des soldats des forces spéciales fait feu au petit matin du 5 septembre 2021 et la conjuration fit mouche, replongeant la Guinée dans ses études sur la pertinence du système de gouvernance dont elle a besoin pour son développement économique et social.

 

Mais pour Mamadi Doumbouya et son Comité national du rassemblement pour le développement, le mal s’appelle la politique politicienne avec sa vieille classe de leaders mégalomanes, plus abonnés à des chamailleries claniques, népotiques, sans vertu ni vision pour la res republica. Après plus de 4 ans d’une thérapie douteuse qui n’est pas sans rappeler le despotisme non éclairé de Sékou Touré, celui qui avait déclaré vouloir simplement balayer la maison guinéenne, sans intention de briguer un mandat électif pour s’éterniser au pouvoir, n’a pu résister à la tentation de se parjurer.

 

 En effet, Il est en passe de légaliser par les urnes, ce qu’il a arraché par la force. Et honni qui mal pense de l’histoire politique de la Guinée qui s’écrit en cercle vicieux du serpent qui se mord la queue!

 

Au-delà de la Guinée, de Mamadi Doumbouya, la réflexion peut s’élargir à bien de pays d’Afrique et d’ailleurs. Quels modèles d’Etats, quels systèmes de gouvernance, de coopération et de solidarité nationale et internationale faut-il promouvoir pour plus de justice, d’équité et de bien-être des peuples ?

 

Mamadi Doumbouya et son Comité national du rassemblement pour le développement ont le mérite d’essayer de faire bouger les lignes en Guinée. On croise les doigts pour que la solution ne devienne pas le problème, car il faut savoir sortir des sentiers battus, des modèles qui ont fait la preuve de leur échec. Dans cette prospection de chemins nouveaux pour construire des générations plus solidaires en humanité, on rappellera à bon escient l’avertissement de l’écrivain-philosophe, Aimé Césaire : ‘’ Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement, est une civilisation décadente... une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde ‘’.

 

A bon entendeur... 

 

La rédaction      

 

 

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Burkina # Guinée équatoriale : gagner pour mieux entrer dans la danse

C'est parti, depuis le 21 décembre, pour la 35e coupe d’Afrique des nations de football, Maroc 2025, avec le match inaugural qui a vu le Maroc s'imposer par deux à zéro, face à une honorable équipe des Cœlacanthes des Comores. Les Lions de l’Atlas arrivent donc crinière au vent et délimitent déjà leur territoire dans la perspective de décrocher leur 2e graal du football africain, 50 ans après leur premier titre, obtenu en 1976. Il faut dire qu'ils ont des arguments à faire valoir. D’abord, il y a le terrain : en effet ils jouent à domicile, car accueillant la compétition. Ils ont des infrastructures sportives qui feraient pâlir de jalousie n'importe quel pays occidental, lesquelles installations subissent un test grandeur nature dans la perspective du mondial de 2030, dont le royaume chérifien est co-organisateur avec le  Portugal et l'Espagne. A cela s’ajoute une solide sélection qui, d’ailleurs, vient de remporter la coupe arabe, après avoir décroché une médaille d'argent aux Jeux olympiques de Paris, en sus d’une place de demi-finaliste au mondial 2022 au Qatar. Le tout servi par un coach qui a pu bénéficier d'une certaine stabilité. En quatre ans, il a eu le temps de bâtir une formation compétitive.

 

Pour autant, on  aurait eu tort de penser que la coupe est déjà dans la tanière des Lions de l’Atlas. Puisqu'ils croiseront sur leur chemin des prétendants tout aussi aguerris que motivés et qui voudront mettre toutes les chances de leur côté pour le sacre final. Il s’agit, entre autres,  de l’Égypte, qui a failli rater sa première sortie, du Sénégal, qui a dominé le Botswana (3-0), de la Côte d'Ivoire et même de l'Algérie ; en somme, tous les gros bras du ballon africain. Tous autant qu’ils sont savent que rien n'est jamais acquis. Et les Étalons dans tout ça ? 

 

Les poulains de Brama Traoré entrent en lice en ce début d’après-midi face à la Guinée équatoriale. Cela fera la 4e fois que les nôtres croisent le fer avec le Nzalang National. Le onze national compte une victoire et 2 matches nuls. Au vu de ces stats, on aurait tort de penser que la partie est jouée d'avance. Il suffit de se rappeler le parcours  de cet adversaire lors de la dernière CAN, où il avait cartonné la Côte d’Ivoire par 4 à 0 et où son parcours s’est arrêté en huitièmes de finale.

 

Mais notre équipe fanion a de quoi opposer à son adversaire du jour lors de sa 14e participation en phase finale de CAN. Après 3 demi-finales, une médaille de bronze et une finale, il ne nous reste plus qu'à gravir la plus haute marge du podium.  En plus, nous avons aussi des garçons qui ont de longues années de carrière derrière eux et qui sont souvent des titulaires dans leur club. Il s’agit, entre autres, de Bertrand Traoré, Issoufou Dayo, Hervé Koffi, Edmond Tapsoba et Dango Ouattara.Mais comme on le sait, en football comme ailleurs, la victoire appartient souvent à celui qui en a le plus envie le plus. Il faudra mettre du cœur à l’ouvrage, de la détermination à tous les niveaux. Être solide  en défense pour éviter les erreurs qui tuent, infatigable au milieu du terrain et précis dans le dernier geste en attaque pour ne pas avoir de gros regrets.

 

Pour tout dire, les Etalons doivent entrer dans la compétition de la bonne patte, pour faire le plein de confiance et aborder le prochain match contre notre vieux rival algérien avec beaucoup de panache et de sérénité, sans stresser et avec beaucoup de confiance. Nos VDP du ballon, le capitaine  Bertrand Traoré en tête, doivent impérativement gagner cette partie pour se donner toutes les chances dans ce groupe. Sauf tremblement de terre de sportif, on devrait faire partie des deux qualifiés pour le tour suivant. Le sélectionneur national lui-même a dit avant cette rencontre que tout autre résultat final sans le trophée serait un échec. En attendant, il faut aller pas à pas.

 

 

 

Kader Traoré

 

 

 

 

 

Les rencontres de ce mercredi 24 décembre 

 

Burkina Faso # Guinée équatoriale à 12h30

 

 Algérie # Soudan à 15h00

 

 Côte d'Ivoire # Mozambique à 17h30

 

 Cameroun # Gabon à 20h00

 

 

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Cérémonie d'ouverture du 2e sommet du collège des Chefs d'État de la Confédération AES : Alerte du Capitaine Ibrahim TRAORÉ sur un « hiver noir » à venir

(Bamako, 23 décembre 2025). La 2e Session du collège des Chefs d'État de la Confédération des États du Sahel s’est ouverte, ce mardi, au Centre international de conférences de Bamako. Le Président du Faso, Chef de l'État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, dans un ton solennel a mis en garde contre l'arrivée imminente d'un « hiver sanglant » en Afrique de l'Ouest, qui risque de mettre la sous-région à feu et à sang pour piller ses richesses.

 

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ dénonce les complices locaux, qualifiés de « loups » ou de « pseudo-intellectuels décérébrés ». Il dénonce le sabotage intérieur orchestré par certains noirs qui « arrosent nos troncs d'arbre d'eau fraîche pour qu'ils ne puissent pas brûler pour nous réchauffer », empêchant l'unité africaine.

 

Face au chaos imminent, le Président du Faso prône la résistance par la communication plutôt que la violence physique. Il conclut sur une prophétie radicale : soit l'Afrique s'unit via l'AES pour survivre à cet hiver, soit elle disparaît dans l'esclavage.

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

 

 

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CAN Groupe C : Nigeria # Tunisie dans un choc de rapaces

L’entrée en lice du groupe C lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 promet d’offrir les rencontres les plus passionnantes de la compétition. Composé du Nigeria, de la Tunisie, de l’Ouganda et de la Tanzanie, ce groupe se distingue par la présence de 2 futurs pays hôtes (la Tanzanie et l’Ouganda co-organiseront la CAN 2027 avec le Kenya) et par la rivalité historique entre certains de ces sélectionneurs et équipes.

 Super Eagles, fidèles favoris

 Historique et puissance du football africain, le Nigeria fait partie des équipes historiques avec 3 titres de champion d’Afrique et 16 podiums en 21 participations.Dernièrement, en 2024, les Super Eagles ont frôlé le titre, s’inclinant en finale face à la Côte d’ Ivoire à domicile. Leur effectif est un vivier de talents, avec des joueurs prestigieux comme Victor Osimhen, Ademola Lookman, Moses Simon ou Wilfred Ndidi.Leur force offensive est indéniable, surtout avec Osimhen, charismatique et décisif, qui est leur carburant principal. Pourtant, derrière cette puissance, des questions persistent : l’instabilité du staff technique. Par ailleurs, la performance lors des barrages mondiaux, notamment la défaite contre la RD Congo, soulève des interrogations quant à leur préparation à ce niveau.Toutefois, la capacité des Super Eagles à mobiliser des joueurs de classe mondiale et à jouer sous pression en fait d’eux des favoris sérieux pour la qualification.

 La Tunisie, une équipe en quête de stabilité

 13e participation consécutive à la CAN, la Tunisie s’apprête à disputer sa 16e phase finale, un record africain. Son parcours récent est marqué par une défense solide, souvent considérée comme l’une des meilleures du continent. Sous la conduite du sélectionneur Sami Trabelsi, l’équipe a retrouvé une certaine stabilité après plusieurs années de polémiques et d’incertitudes.Les Aigles de Carthage ont également brillé lors des éliminatoires mondiaux pour le mondial 2026, en ne concédant aucun but. Cependant, leur niveau actuel laisse planer un doute quant à leur capacité à dépasser le stade des quarts de finale, objectif qu’ils n’ont pas toujours atteint ces dernières années. La récente égalité face au Brésil (un test de niveau) donne néanmoins matière à espoir.Avec une défense aguerrie et un effectif expérimenté, la Tunisie pourrait bien jouer un rôle de trouble-fête dans cette poule, mais leur manque de créativité offensive pourrait représenter un obstacle à leur progression plus avancée.

 Le retour des Cranes ougandais

 Absente des 2 dernières éditions, l’Ouganda fait son retour dans cette compétition avec ambition. Leur performance en 2019, atteignant les huitièmes de finale sous la houlette de Paul Put, ancien selectionneur des Etalons, a laissé une impression positive. Bien que leur effectif ne brille pas par la renommée de certains joueurs européens, l’équipe a prouvé sa capacité à jouer leur va-tout et à intégrer des stratégies efficaces.Ce retour s’inscrit également dans la dynamique de co-organisation de la CAN 2027, où ils partagent la scène avec la Tanzanie. Leur qualification récente, obtenue avec difficulté mais de manière impressionnante lors de la dernière journée, témoigne de leur détermination à faire mieux cette fois.L’équipe a néanmoins besoin de renforcer ses talents, notamment à l’échelle individuelle, pour rivaliser face à des adversaires plus expérimentés, mais leur potentiel de surprise demeure élevé.

 La Tanzanie, une émergence à confirmer

 La Tanzanie se présente également comme un outsider prometteur, portée par des moyens financiers croissants et une volonté de se faire une place parmi l’élite du football africain. Leaders dans certains clubs locaux tels que Simba et Young Africans, les Taifa Stars ont connu une qualification arrachée lors de leur dernier match contre la Guinée, démontrant qu’ils peuvent rivaliser dans des moments clés.L’arrivée d’un entraîneur étranger, l’Argentin Miguel Gamondi, en renfort pour remplacer Hemed Suleiman, marque une étape importante dans leur développement. Leur objectif principal reste l’apprentissage lors de cette compétition, avec la volonté d’en tirer des enseignements pour le futur, tout en espérant dépasser pour la première fois la phase de groupes dans leur troisième participation.Ce groupe C de la CAN 2025 est l’un des plus équilibrés et excitants. Entre la puissance nigériane, la solidité tunisienne, la surprise ougandaise, et l’émergence tanzanienne, chaque nation a des atouts et des défis à relever. La compétition promet des rencontres intense et riche en suspense, avec, sans doute, quelques surprises à la clé.Les fans de football africain auront tout intérêt à suivre attentivement cette poule, où chaque match pourrait écrire une page nouvelle dans l’histoire du continent.

 Kader Traoré

 

 

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