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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (910)

Présidentielle au Cameroun : Un archi-favori, 2 inconnus, une incertitude

 

C’est presque une journée dominicale ordinaire qu’ont vécu les Camerounais ce 12 octobre. Pourtant, c’était une journée de scrutin présidentiel. 11 prétendants plus un vainqueur ultra favori ont peu bousculé les habitudes des populations. Pas un grand déploiement des forces de l’ordre dans les grandes villes ou dans les quartiers réputés favorables à l’opposition.

Les observateurs nationaux et internationaux, les reporters camerounais et étrangers, n’ont eu aucun incident à signaler, aucun scoop à donner le buzz à la toile, aux tubes cathodiques ni aux ondes hertziennes. Même pas le « circulez, il n’y a rien à voir » habituel des Poulets ou de la maréchaussée, agacés de voir des chasseurs d’images faire le guet pour voir le fantôme de président sortant, sculpté dans une posture d’homme d’Etat inoxydable, avec ce slogan : « Paul Biya, grandeur et espérance », glisser son bulletin dans l’urne.

En tout cas, en fin de matinée d’hier, le président Paul Biya n’avait pas encore voté et les gratte-papiers et autres hommes et femmes des médias se contentaient de signaler la fine pluie sur Yaoundé, le calme, la sérénité, le sourire, la motivation des électeurs, bref « pas d’ambiance qui fait peur », comme l’écrit un confrère d’outre-manche. En fin de matinée, l’ambiance bon enfant pour un jour d’élection présidentielle gardait ses quartiers dans toutes les grandes villes du pays : Yaoundé, Douala, Garoua, Bamenda, Buea, Limo, c’est-à-dire même dans les régions anglophones qui voulaient faire session il y a 3, 4 ans. Là aussi, il n’y aurait pas la bouderie électorale pour donner des sueurs froides aux cadres du Rassemblement du peuple camerounais (RPDC), le parti présidentiel ou à Elecam, l’organe chargé d’organiser les élections au Cameroun sur le taux de participation.

Or la première inconnue de ce scrutin est bien cela. En effet, après 50 ans de pouvoir, 43 comme président de la République et 7 comme Premier ministre, le 2e chef d’Etat du Cameroun indépendant, ne sait plus comment séduire sur ses capacités d’innovation pour donner un second souffle à son système gérontocratique, malgré les talents de ses communicants. C’est connu, plus de 2 générations de Camerounais l’ont connu scotché au fauteuil présidentiel au palais d’Etoundi, pourtant ils sont légions ces politiques qui ont le profil de l’emploi dans le pays mais doivent rogner leurs freins que le bien-né un certain 13 février 1933 à Mvoméka’a, se retire enfin de la scène politique.

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RDC : L’introuvable accord de paix sur fond de polémique présidentielle

 

Les jours passent et se ressemblent en République démocratique du Congo, notamment pour les populations de sa région orientale. En effet, pendant que tous le Congolais, ou croisent les doigts, ou jettent cauris, prient dans les mosquées, églises et temples pour la fin de la guerre, les armes continuent de crépiter dans le nord et le sud Kivu, au quotidien.

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Manifestations à Madagascar : L’ancien DJ ne fait plus danser les Malgaches

 

« Andry Rajoelina a beau vouloir calmer le jeu, les manifestations ont repris de plus belle. Depuis mardi (Ndlr : 30 septembre 2025), les contestataires semblent en effet être passés à une vitesse supérieure et ont même investi un quartier central d’Antanarivo qu’ils n’avaient jamais pu atteindre depuis le début des échauffourées qui ont déjà fait une vingtaine de morts, sans oublier les pillages généralisés qui ont suivi.

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Organisation des Nations unies : 80 bougies, mille et une critiques, une question pendante !

 

 

Portée sur les fonts baptismaux, le 26 juin 1945, l’Organisation des Nations unies fit ses premiers pas dès le 24 octobre de la même année quand plus de 140 Etats ratifièrent sa charte, notamment les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : Etats-Unis, Royaume Uni, URSS, Chine et France.

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Arrestation de l’ex-ministre des Armées au Togo : Une grosse carpe qui refuse d’être muette

 

C’est un gros poisson que la police togolaise a pris dans ses filets il y a 2 jours. Elle a mis aux arrêts dans la matinée du 17 courant, Mme Marguerite Gnakadé, ex-ministre des Armées de 2020 à 2022, par ailleurs belle-sœur du président Faure Gnassingbé, veuve de son frère aîné, Ernest Essonam Gnassingbé, décédé en novembre 2009.

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