DSK sur TF1 : Le désir insatisfait de voyeurs cathodiques
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Dès l’annonce que DSK passerait sur le plateau de la première chaîne française, les connaisseurs avaient prédit que ce media ferait un tabac ! De fait, le JT du soir de Claire Chazal, dimanche 18 septembre sur TF1 creva l’audimat ; ce n’est pas tous les jours que la télévision reine de France et de Navarre réalise le score de 13,5 millions de téléspectateurs au journal de 20 heures. A peu près un Français sur cinq était scotché à son petit écran et selon les experts du PAF (Paysage audiovisuel français), il faut remonter à 2005 pour voir pareil exploit.

Non, le miracle n’aura pas lieu pour Nafissatou Diallo : la troisième comparution de DSK aura été celle de la bonne fortune. Il la subodorait déjà, puisque mardi 22 août 2011, les assistantes de Cyrus Vance Jr notifiaient à la plaignante, Nafissatou Diallo, la décision du procureur d’abandonner les poursuites contre DSK. La séance du 23 août n’avait pour objectif que l'entérinement de ladite mesure par le juge ; ce qui fut fait séance tenante, puisque Michael Obus déclara classée l’affaire DSK, mettant fin à une affaire juridique des plus rocambolesques qui dura trois longs mois et demi.
Les insurgés libyens, avec à leur tête l’instance politique du Conseil national de transition (CNT), installée à Benghazi, viennent de marquer un point d’importance ; du moins symboliquement : la Grande-Bretagne vient de décider d’expulser de son territoire les derniers diplomates pro Kadhafi toujours présents sur son sol. Et dans la foulée, elle reconnaît désormais le CNT comme gouvernement libyen légitime. Pour être complet, la présente mesure d’expulsion vient achever une entreprise commencée il y a trois mois : le gouvernement britannique, juste peu de temps après l’attaque de sa représentation diplomatique à Tripoli, priait l’ambassadeur libyen en poste à Londres de rejoindre son pays.
Hissène Habré peut à présent pousser un ouf de soulagement, mais tout de même il aura eu chaud ! Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, qui promettait de le renvoyer dans son Tchad natal où il est déjà condamné à mort, finalement, aura lui-même cédé à la pression qui l’enserrait de toutes parts, au point qu’il décide à présent de suspendre l’expulsion de son fort encombrant hôte.
Les habitants du pays des hommes intègres ont mal à leur armée. Et ils ne se cachent plus pour le dire. A vrai dire, il y a de quoi. Ces derniers mois, plus qu’à un tout autre moment de leur histoire, la Grande muette, s’éloignant du rôle républicain qu’elle est censée jouer, les a brimés, lésés, violentés, volés et a saccagé leurs biens ; et ce, au motif qu’elle réclame des revendications dont on croit que si certaines d’entre elles étaient justifiées, elles ne commandaient pas que les hommes en treillis ignorent toute morale et toute retenue dans le seul but qu’on leur concède un peu plus de beurre sur leurs épinards.
On l’avait subodoré, ils l’ont fait : des combattants d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont attaqué, mardi 5 juillet, une base militaire mauritanienne au sud-est du pays avant de replier vers le Mali, pourchassés qu’ils étaient par les forces mauritaniennes qui, visiblement, s’attendaient à l’offensive des barbus d’Allah.
La Guinée a, en la personne du Professeur Alpha Condé, depuis le 21 décembre 2010, son tout premier président démocratiquement élu. L’opposant historique remporta la bataille des urnes, de haute lutte, et ne coiffa son rival, Cellou Dalein Diallo, que d’une courte tête. A l’issue de la proclamation des résultats de la présidentielle, on nota des remous par ci par là, mais ils n’eurent pas l’ampleur des contestations habituelles dont moult pays africains se retrouvent régulièrement frappés et qui conduisent irrémédiablement aux incommensurables chaos que l’on sait. Presque tout normalement, le professeur jadis opposant s'est revêtu de ses apparats de président de la République et est désormais le chef d’Etat de la Guinée ; de tous les Guinéens, ainsi qu’il aime lui-même le répéter.
On l’a attendue comme le messie, cette adresse promise. On l’avait présentée comme le tournant à partir duquel tout redeviendrait normal en Syrie : plus de morts, plus de persécutions d’opposants, plus d’exode et de déplacements de populations qui errent à la recherche d’un quelconque abri précaire, le plus important étant de se mettre à l’abri des balles mortelles des soldats de Bachar, presque tous entièrement acquis à sa cause.
Ceux qui avaient, au vu de l'ampleur du "Mouvement du 20 février", prédit un destin semblable à celui des Palhavi d'Iran au roi Mohamed VI en ont eu pour leurs frais depuis quelques jours. Idem pour les "Maroco-pessimistes" qui voyaient en M6 un souverain incapable de remplacer son père Hassan II, et surtout inapte à diriger le Maroc qui a soif de changement, eux aussi semblent être pris à rebrousse-poil.