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Assemblée nationale : Bala et les bottes du « géant »

Assemblée nationale : Bala et les bottes du « géant »

Son nom revenait avec insistance ces derniers jours, Alassane Bala Sakandé a finalement été adoubé par ses camarades du groupe parlementaire MPP le jeudi 7 septembre 2017 dans la soirée puis élu le lendemain président de l’Assemblée nationale par 104 voix pour, 02 contre, 02 bulletins nuls et 19 abstentions.

Mieux même que Salif Diallo qui, le 30 décembre 2015, n’avait obtenu que 78 voix contre 43 à son challenger, Adama Sosso de l’UPC.

Il est vrai que les circonstances exceptionnelles liées à la mort subite de Gorba le 19 août 2017 sont pour quelque chose dans ce plébiscite, l’opposition s’étant gardée - c’est tout à son honneur - de présenter un candidat contre le postulant de la majorité. En attendant les vraies bagarres, qui n’ont certainement pas été enterrées avec l’enfant terrible du Yatenga.

Quelle ascension fulgurante que celle du nouvel occupant du Perchoir qui aurait voulu être ministre lors de la formation du gouvernement Thiéba en janvier 2016 et avait presque accueilli la présidence du groupe majoritaire comme un lot de consolation !

Il était donc loin d’imaginer que le destin, celui tragique de Salif, ferait de lui un président d’institution, chef du pouvoir législatif et, à ce titre, le deuxième personnage de l’Etat.

Une responsabilité autrement plus importante que ce « rochiste » de la première heure doit sans doute, au-delà de son mérite personnel, à son mentor de Kosyam qui, en choisissant ce presque quinquagénaire fringant (il a 48 ans) plutôt qu’un de la vieille garde du CDP recyclée dans le MPP, donne un signal fort du rajeunissement de la classe politique que les Burkinabè, toutes tendances confondues, appellent de tous leurs vœux depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014.

A Bala maintenant, dont les contempteurs ne manqueront pas de fouiller dans les poubelles du parcours politique, de mériter cette confiance faite à la jeunesse.

N’ayant ni la légitimité historique du natif de Bimbili à Ouahigouya ni sa carrure encore moins sa force de frappe financière, voire son machiavélisme, il lui sera certainement difficile de chausser les bottes du « géant » qui vient de s’écrouler. Il serait du reste illusoire de vouloir faire du Salif sans Salif.

Au contraire, ce cadre de banque à la bonhomie courtoise, même s’il sait avoir la dent dure contre ses adversaires, doit imprimer sa propre marque et imposer son style personnel pour tracer son sillon.

Et comme la responsabilité révèle parfois les hommes, qui sait si ses nouvelles fonctions ne vont pas lui conférer ce supplément d’épaisseur qui lui manque pour le moment.

 

La Rédaction

Commentaires   

0 #1 LoiseauDeMinerve 11-09-2017 08:25
habillement à proscrire. Le port ostensible autour du cou de pareil bijou fait un peu golden boy, viveur ou charmeur. Attention donc !
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