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Indépendance de la Palestine : La quadrature du cercle Spécial

Historique, c’est le qualificatif que l’on pourrait donner à la 66e assemblée générale de l’ONU, qui s’ouvre aujourd’hui au siège de l’Organisation mondiale à New York. En un mot comme en mille, elle pourrait entrer désormais dans les annales de l’histoire, si le président Mahmoud Abbas réussissait comme il le souhaite ardemment, à présenter la demande de reconnaissance devant le Conseil de sécurité, de l’Etat palestinien en tant qu’Etat à part entière. Il est vrai que pouvoir déjà faire acte de candidature est en soi une petite victoire, vu que l’Administration Obama fait des pieds et des mains pour faire échec à un tel projet.

 

Pour l’entité arabe, c’est une revendication matricielle qui date de la nuit des temps et  que le successeur de Yasser Arafat veut voir aboutir, car, comme tout peuple, les Palestiniens aspirent à l’indépendance. Abass est réputé être un dirigeant coulant, de commerce facile et qui refuse d’avance de nier toute légitimité à Israël, mais on mesure bien la difficulté du chef de l’autorité palestinienne à faire aboutir un tel projet à un tel niveau de décision. Pour cette raison : le véto américain.

Un véto que le jeune président américain risque de payer cash à commencer par ses relations, qui se faisaient bien lisibles avec le monde musulman, lequel avait applaudi à tout rompre ses discours enflammés pendant sa visite dans cette partie du monde. En refusant obstinément de soutenir la démarche de la Palestine, Obama pourrait perdre le peu de crédibilité qu'il lui reste dans  le monde  arabe. On se souvient en effet de ce mémorable discours de l’université du Caire, en 2009, où Obama avait tout mis en exergue pour se faire adouber, s'attirer un surplus d’estime et donner un zest de crédibilité à son pays, qui semblait ne plus valoir un dollar US dans cette partie du monde. Lors de sa tournée dans les pays arabes, on se souvient également que Barack Obama ne s’était pas gêné de condamner «la colonisation» israélienne en Cisjordanie. Mieux, le locataire de la Maison-Blanche avait dit soutenir les révolutions arabes, au nom de la démocratie  et des droits de l’homme. Alors pourquoi se précipite-t-il pour opposer un véto au peuple palestinien ?

Certainement que les contingences de la politique internationale ont leurs raisons que la raison ignore. Mais quoi qu’on dise, la décision de Mahmoud Abbas sera mieux qu’un coup d’épée dans l’eau, ce, d’autant que cette initiative commence déjà à diviser certains  grands de ce monde. L’Allemagne et l’Italie sont opposés sur la question, il en est qui se concertent pour trouver une position commune tandis que d’autres restent calfeutrés dans l’expectative et que l’Afrique au sud du Sahara et le monde musulman sont unanimement disposés à reconnaître l’indépendance de la Palestine.

Dans tous les cas, pour le successeur de Yasser Arafat, la volonté est manifeste de passer désormais, au sein des instances des Nations unies, du statut d’observateur à celui d’Etat observateur, mais cette question d’indépendance s'apparente à la quadrature du cercle, et tout porte à croire que ce n’est pas demain la veille.

Boureima Diallo

Dernière modification lemardi, 20 septembre 2011 21:37

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