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Tripatouilleurs professionnels en Afrique : Les Burkinabè ont montré la voie

«En réalité, les conséquences de ce projet de loi vont au-delà du seul Burkina, car d’autres chefs d’Etat africains sont également suspectés de vouloir passer par un coup d’Etat constitutionnel pour assouvir leur désir de règne ad vitam aeternam. Et en dégainant aujourd’hui le premier contre la clause limitative, Blaise Compaoré montre la voie, jouant à l’éclaireur ou au cobaye.

 

Denis Sassou Nguesso, Kabila, Kagamé, Joseph Désiré Kabila, Pierre Nkurunziza (malgré le camouflet de l’Assemblée nationale qui lui a dit non) et quelques autres pourraient en effet s’inspirer de ce mauvais exemple venu de Ouaga.

Eux aussi seraient bien tentés d’aller «droit dans le mur», pour justement emprunter une célèbre formule du locataire de Kosyam adressée à l’ex-président nigérien Mamadou Tandja. Pour sûr, l’évolution de la situation nationale aura valeur de test politique pour bien d’hommes forts». Voilà ce qu’on disait dans notre édition du 22 octobre 2014. C’était bien sûr avant les «Quatre Glorieuses» du 30 octobre.

Blaise s’est entêté, ses partisans ont fait preuve d’une morgue incroyable et voilà le résultat : Ils sont en train d’être conjugués au passé. Si le projet de révision de l’article 37 passait comme une lettre à la poste, c’est vrai que cela pourrait bien revigorer ceux qui sont atteints de tripatouillite aiguë. Mais il y eut un retour à l’envoyeur. Malgré tout, les autocrates indécrottables pourraient bien faire la sourde oreille, n’écoutant pas les nombreuses mises en garde… au risque d’aller droit dans le mur comme l’autre.

Et ce serait «vlan ! En pleine figure. N’en déplaise à ceux-ci, c’est tout de même une belle leçon de démocratie qui leur a été administrée. Du reste, ce n’est pas la première fois que cela arrive dans l’histoire de notre pays. L’on se rappelle le soulèvement populaire du 3 janvier 1966, qui a provoqué la chute du premier président, Maurice Yaméogo. Loin de nous l’idée d’inciter à une insurrection populaire généralisée, mais le rêve serait que ce qui s’est passé au Burkina Faso puisse bien inspirer ceux qui pensent qu’ils sont nés dans un fauteuil présidentiel. En attendant, l’onde de choc a dû atteindre le Bénin, Boni Yayi ayant finalement annoncé ne plus vouloir réviser la Constitution, après la ferme opposition de l’Eglise catholique.

 

Issa K. Barry

Commentaires   

0 #3 BILL BILIOS 04-11-2014 09:09
DITES MAHAMANE DE RFI QUE SA RUBRIQUE PRENDRA BIENTOT FIN, CAR AUCUN PEUPLE N'ACCEPTERA VIVRE DANS DES GONDWALAS LANDS. A BON ENTENDEUR, ...
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0 #2 Ismaël 04-11-2014 08:16
Nous, Peuple souverain du Burkina Faso, avons chassé Blaise et nous chasserons n’importe qui, aussi fort soit t-il, qui qu’il soit, s’il ne respecte pas la volonté du peuple.
A celui qui va assurer la transition Nous te tenons à l’œil. A tous les futurs présidents du Burkina Faso le Peuple vous tiendra à l’œil. A tous les dirigeants de toutes les nations du monde qui veulent asseoir un pouvoir personnel, opprimer leur peuple...vous êtes avertis!
Merci à tous mes compatriotes qui ont mené de près ou de loin ce combat pour la victoire. Le peuple Burkinabè réhabilite ainsi son Intégrité, le respect et la dignité perdus depuis 1987.
Faisons tout pour préserver cet honneur.
Place maintenant au dialogue, à la réflexion. Attention, l’armée, les partis politiques, la société civile, Tout le Peuple, que l’union soit totale pour l’intérêt supérieur de la nation. C'est le plus important.
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+1 #1 Kôrô Yamyélé 04-11-2014 08:01
- Je demande au peuple burkinabè de faire attention !! Très attention !!! Il y a déjà une certaine presse qui commence à récupérer. Par exemple, cette presse récupératrice est entrain de publier des plaintes de Francois COMPAORÉ pour les découvertes faites à son domicile et menace même d'ester en justice. Ensuite, il y a des gens journaleux qui cherchenr déjà à organiser la nuit de la paix à la salle de banquets de Ouaga 2000 le 27 novembre 2014. Ensuite la même presse de service publie déjà des soits-disants appels de ASSIMI KOUANDA. Les journalistes qui sont derrière ces pratiques vont répondre de leurs actes. S'ils le faisaient avant pour être bien vus par BLAISE et Compagnies, aujourd'hui c'est finit et bien finit. Le temps des charognards aux stylos ensanglantés est terminé !!!

Par Kôrô Yamyélé :o
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