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Une lettre pour Laye : Djibrill Bassolé s’invite à l’ONU

Une lettre pour Laye : Djibrill Bassolé s’invite à l’ONU

Cher Wambi,

Depuis mardi dernier, c’est de nouveau un ballet de prévenus devant la barre du tribunal militaire de Ouagadougou.

Après l’affaire «Madi Ouédraogo et Cie», du nom de ce caporal (15 ans de prison) et de 28 autres personnes, poursuivis puis condamnés pour «association de malfaiteurs et détention illégale d’armes à feu et de munitions de guerre», et dont le dossier serait actuellement à la Cour de cassation, c’est un autre contingent d’ex-soldats du RSP qui sont appelés à répondre des chefs d’accusation de «complot militaire», «désertion à l’étranger en temps de paix», «détention illégale d’armes à feu», «violence et voie de fait », etc.

 

Une autre affaire, plus connue sous le nom de «poudrière de Yimdi» où la fournée de 22 accusés, dont un en fuite, et un civil, seront entendus pour leur implication présumée dans un «vaste complot qui consistait à se procurer des armes afin d’attaquer par la suite la MACA en vue de libérer les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé».

Comme dans l’affaire « Madi et Cie », celle de la poudrière de Yimdi a un chef commando en la personne du sergent Ali Sanou dont la comparution est tant attendue.

Cher cousin, beaucoup de tous ceux qui ont fait le déplacement au tribunal militaire ont été intrigués par le fait que, tous des soldats (à l’exception d’un), certains des accusés étaient en tenue militaire et d’autres en civil.

Selon des renseignements obtenus d’une source militaire, bon nombre des prévenus était déjà sous le coup de sanctions disciplinaires pour « désertion en temps de paix », donc radiés des effectifs. Alors, ils ne peuvent plus porter le treillis d’où leur comparution en tenue civile.

 

Cher Wambi, voici une nouvelle qui va sans nul doute te mettre hors de toi-même, étant donné ta dévotion quasi religieuse pour les karansaaba. Et pour cause.

Tiens-toi bien, j’ai reçu une lettre d’un instituteur adressée au chef de l’Etat, que tu liras ci-dessous, et qui m’a beaucoup touché.

Si ce que le pauvre Minimnoama dit est vrai, la moindre des choses est que le destinataire de cette complainte s’en saisisse ès qualité et que cette injustice soit réparée le plus vite avec des rappels conséquents.

L’auteur a d’ailleurs joint à sa missive des preuves du calvaire qu’il vit depuis 20 ans, comme la copie de son dernier bulletin de salaire, son arrêté d’intégration à la fonction publique et bien d’autres documents administratifs que je ne peux malheureusement pas publier dans ma lettre, faute d’espace.

Pour un Minimnoama qui, de guerre lasse, a fini par interpeller Roch Marc Christian Kaboré sur sa situation, combien sont-ils les fonctionnaires qui subissent, impuissants et dans la résignation, pareille iniquité dans leur carrière ?

Mais trêve de commentaires, voici in extenso la lettre ouverte de l’intéressé à son président, son ultime recours :

«Il arrive dans l'évolution d'un citoyen, lorsqu'il est face à certaines injustices délibérées, savamment orchestrées, sciemment ourdies, quotidiennement niées dans tous les médias et qu'il voit ses droits même imprescrits et imprescriptibles violés, qu’il se trouve dans l'obligation de s'adresser à une certaine hiérarchie, à laquelle il juge légalement opportun d'avoir recours. C'est dans ce cadre que s'inscrit mon propos de citoyen qui estime avoir été maintenu pendant des décennies dans un esclavage innommable mais qui doit être connu de tous mes concitoyens, et donc du premier qui entérine toute la responsabilité civique, éthique, morale, politique, citoyenne..., humainement non humanitaire, simplement humaine.

Intégré à la Fonction publique en catégorie C3 en 1997, j'ai passé avec succès l'examen professionnel du Certificat élémentaire d'aptitude pédagogique session 2002 et ai été reclassé en catégorie C, échelle 1 pour compter du 01/01/2003. De même, j'ai été admis au Certificat d'aptitude pédagogique session 2006 et reclassé en catégorie B, échelle1. Voilà en résumé ma carrière administrative telle que reconnue par le ministère de la Fonction publique. Mais jusqu'à ce jour sur mon bulletin de paie, je suis rémunéré en catégorie C, échelle 3 comme au moment de mon intégration et je joints à cet écrit les actes administratifs et mon dernier bulletin de paie.

Monsieur le Président, je me tourne aujourd'hui vers vous pour demander que justice me soit simplement rendue. Je n'ai jamais au cours de ma carrière subi aucune sanction et j'ai toujours été bien noté par mes supérieurs. Le Trésor et la solde ont reçu ampliation des actes administratifs.

Je ne comprends pas que dans un Etat de droit mes droits soient violés quotidiennement.

Veuillez recevoir l'expression de mon salut citoyen ».

 

Kalmogho Minimnoama R. Edouard,

Enseignant à l'Inspection de Bingo

Tel : 63 24 45 89

 

Cher cousin, J’ai lu dans la presse que quatre syndicats d’enseignants, à savoir la F-SYNTER, le STAEB, le SNEA-B et le SYNATEB, ont décidé de ne plus observer la journée continue dans le Centre-Nord à partir du 3 avril prochain. Les raisons évoquées sont : la somnolence des enfants en classe à partir de 14h du fait de la fatigue ; le manque de temps pour réviser les leçons et effectuer les travaux de groupes ; les retards et absences des élèves devenus fréquents les soirs ; la réduction du temps de repos pour les élèves et les enseignants ; la baisse significative du rendement scolaire des apprenants ; l’absence de mesures d’accompagnement (cantines scolaires, espaces de repos, installations d’hygiène...).

A la lecture de cette information, je ne peux m’empêcher de faires deux remarques : il s’agit d’abord du choix de la période (troisième trimestre). On s’achemine vers la fin de l’année scolaire et les enseignants devraient être préoccupés par l’organisation des examens plutôt que de vouloir bouleverser le calendrier scolaire. A supposer que la mesure soit défendable, et Dieu seul sait si nous partageons les préoccupations des syndicats, qu’est-ce qui urgeait au point que l’on ne puisse pas attendre la fin de l’année ?

La deuxième remarque, c’est le caractère unilatéral de cet oukase. Presque tous les enseignants, élèves et parents d‘élèves reconnaissaient que cette idée de la journée continue n’était pas lumineuse, car elle éreinte tout le monde, sans oublier que les résultats ne sont pas au rendez-vous. L’argumentaire des organisations syndicales en dit long d’ailleurs. Mais quand bien même ce serait le cas, appartiendrait-il à des syndicats, à leur petit niveau, d’en décider ? Surtout que le retour aux horaires normaux, s’il devait effectivement s’opérer, ne concernerait que Koudougou et ses environs ? Chose curieuse pour des syndicats qui sont censés avoir un maillage national ; ce qui laisserait ainsi libre cours aux autres sections de faire ce qu’elles veulent. Cher Wambi, si chacun dans son petit coin peut jouer au roitelet, il ne manquerait plus que l’on laisse Malam Ibrahim Dicko s’autoproclamer khalife du Liptako et y instituer la sharia ainsi que l’enseignement du Coran comme il le veut.  

 

  

Cher Wambi, sous la même rubrique «Une Lettre pour Laye» du vendredi 16 septembre 2016, le journal de ton oncle Nakibeuogo annonçait que Djibrill Bassolé, par l’intermédiaire d’un de ses avocats, Me Alexandre Varaut, avait saisi, le jeudi 15 septembre 2016, le Groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires.

Selon mon confrère Mondafrique.com, la requête de l’ancien chef de la diplomatie burkinabé sera examinée par cette instance onusienne à l’occasion de sa prochaine session à Genève du 19 au 28 avril prochain.

Toujours selon le même site web d’investigation, contacté à la demande du général Bassolé, le cardiologue Benoît Moquet du centre hospitalier Y. Le Foll de Saint Brieuc (France) a, dans un récent rapport, rappelé à son tour la «nécessite d’une admission en Cardiologie pour explorations (…) avant de recommander : «Dans l’attente de ces examens, le traitement anticoagulant (…) est à suspendre en attendant le bilan cardiologique.»

Mise en garde de l’avocat français du prévenu : «La poursuite de ce traitement pourrait avoir des conséquences mortelles».

 

A présent, cher Wambi, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

 

-MINISTERE DE LA SECURITE

             CABINET

N°2017/000075/MSECU/CAB

Ouagadougou, le 30 mars 2017

 

Communiqué

 

Le ministère de la Sécurité a constaté qu’un message faisant état de risques d’attaques imminentes des lieux très fréquentés circule sur les réseaux sociaux depuis ce matin.

Le ministère tient à interpeler les initiateurs de ce message tendancieux à arrêter leurs manœuvres dont le seul but est de créer la psychose.

Il assure aux populations des villes et des campagnes qu’il n’en est rien et les invite donc à vaquer tranquillement à leurs occupations.

Par ailleurs, le ministère de la Sécurité rappelle aux citoyens que ses messages sont toujours signés et diffusés par les voies officielles et sur sa page Facebook.

Enfin, il tient également à rappeler aux citoyens que la vigilance et la collaboration avec les forces de défense et de sécurité doivent être des comportements de tous les jours pour un Burkina Faso de paix et de sécurité.

 

-Après neuf ans d’exil au Bénin, Salif Kossouka, patron du groupe Nesko, pourrait enfin revenir dans son pays, le Burkina Faso.

C’est la confidence faite par Jeune Afrique sur son site web. Salif Ouédraogo, de son nom à l’état civil, aurait bénéficié, le 11 janvier dernier, de l’annulation par la Cour d’appel de Ouagadougou des poursuites pour «complicité de tentative d’assassinat» ;   une affaire qui remonte à 2008 dans le cadre d’un contentieux qui l’a opposé à Britsch American Tobacco pour le contrôle de la distribution du tabac au Burkina. A l’époque, celui qui fut milliardaire à moins de 40 ans a passé une dizaine de jours à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

A son retour, l’ancien propriétaire des Grands moulins du Burkina (GMB) entend s’investir dans le secteur de la production d’engrais.

 

-Après le décès du Naaba Wobgo, le vendredi 24 mars dernier, les habitants de Rissiam, chef-lieu du département de Sabcé dans le Bam, vivent dans la hantise d’une guerre de chefferie.

Après une cinquantaine d’années de bicéphalisme, les partisans de Naaba Koanga, rival du défunt chef, s’attendaient à une fin du partage du pouvoir lorsque le premier fils de Naaba Wobgo a été désigné pour succéder à son père selon une dépêche de l’AIB. Ce qui ne fut du goût des affidés du Naaba Koanga. Le mardi 28 mars, il a fallu l’intervention des Koglweogo puis des forces de l’ordre pour éviter un affrontement ouvert entre les deux clans rivaux, a rapporté notre confrère de l’AIB, lequel, dans une deuxième livraison, a indiqué que la situation reste tendue malgré la médiation entreprise par le haut-commissaire du Bam, Ambroise Ouédraogo.

 

-Pierre Goudiaby Atepa, connu comme le loup blanc de l’architecture en Afrique et même dans le monde, est à Ouagadougou depuis hier. L’architecte, concepteur, entre autres, du siège de la BCEAO et du monument de la renaissance à Dakar, du quartier résidentiel Ouaga 2000, de l’aéroport de Banjul, présidera la sélection du meilleur projet architectural de la future Assemblée nationale burkinabè qui sera construite à Ouaga 2000.

En effet, depuis que le siège du Parlement est parti en flammes le 30 octobre 2014 lors de l’insurrection populaire, la représentation nationale siège à ce qui était prévu pour être l’hôtel des députés. Les ruines de l’ancienne Assemblée étant devenues un musée où les différents éléments de témoignage de la révolution de 2014 sont exposés, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, sur demande de l’Assemblée, a donc lancé un appel d’offres national ouvert à tous les architectes burkinabè. Le choix donc des trois meilleurs projets architecturaux incombe à une commission qui est depuis hier à pied d’œuvre, sous la houlette du Sénégalais, qui devra le faire parmi une quinzaine de propositions. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, à ce qu’on dit, a fait appel à l’expérimenté Goudiaby pour plus de transparence et d’équité dans la désignation de l’architecte qui concevra le futur hémicycle de notre pays.

L’architecte de 69 ans profitera de son séjour ouagalais pour partager son expérience avec le monde de la construction au Burkina à travers une conférence publique le samedi 1er avril 2017 à partir de 11h au CBC sur le thème «Villes intelligentes en Afrique».

 

-Pionnier dans les alertes SMS sur l’actualité via les téléphones portables, L’Observateur Paalga vient d’innover dans le but de mieux servir sa clientèle sur ce segment en se dotant d’une nouvelle plate-forme de gestion de ses SMS. Pour l’instant, seuls les abonnés Telmob (Onatel) pourront souscrire à ce service d’alertes SMS sur l’actualité.

Avec cette nouvelle plate-forme, l’innovation, c’est également la simplification de la souscription des abonnements : en effet, désormais il vous suffit de composer *343# ok et de choisir ensuite la durée souhaitée de votre abonnement.

En choisissant 1, vous optez pour un abonnement d’un jour à 25 FCFA ; le 2 c’est pour une semaine à 100 FCFA et le 3 pour un abonnement d’un mois à 400 FCFA.

Vous ne voulez rien rater de l’actualité qui va à grande vitesse ? Eh ! bien, composez *343# ok pour avoir la primeur de l’information avec L’ObsSMS.

 

-Ne pensez surtout pas à un poisson d’avril ! Ce sera bel et bien une réalité, la présence de la P-DG Mamounata Vélegda à Sabouri, un patelin de Mané dans la province du Sanmatenga, ce samedi 1er avril. C’est pour y faire un témoignage vivant sur son parcours d’opératrice économique de renommée à l’occasion de la première édition de la journée de la femme de ladite localité qui se tient sous le thème «La femme face au développement local : défis et perspectives». Sont aussi au programme une course cycliste féminine sur vélos-paniers, des échanges entre participantes sur leurs expériences respectives, des réjouissances populaires, et nous en oublions.

 

-Dans sa quête de mieux-être pour les populations, le Conseil régional du Centre-Nord développe quotidiennement des initiatives. C’est ainsi que, du 08 au 15 avril, il procèdera au lancement d’un appel à contribution pour la réalisation d’infrastructures de développement au profit des trois provinces qui la composent. Sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, l’événement débutera par l’ouverture d’une foire agro-sylvo-pastorale au chef-lieu de la Région, Kaya, le samedi 08, suivie de manifestations populaires tout au long de la semaine, chacune parrainée par l’un des 9 députés des localités concernées. Après une session extraordinaire le 14, le Conseil procèdera le lendemain au lancement de la collecte de fonds qui devrait concerner non seulement tous les fils du Centre-Nord où qu’ils se trouvent, mais aussi les amis et les cœurs sensibles au développement de cette partie du Burkina Faso. Un grand concert clôturera la semaine dans la toute nouvelle salle polyvalente à partir de 19 heures.

 

-Journée de grande spiritualité ce dimanche 2 avril à la mosquée de Zagtouli à partir de 8h 00.

En effet, ce jour-là, la communauté musulmane de Zagtouli et les imams de la localité vont communier autour d’une importante cérémonie marquant la fin de la lecture du Saint Coran (tafsir) dans le mois du ramadan.

 

-Robert Schieler, Supérieur général de la congrégation des Frères des écoles chrétiennes (FEC), effectuera un séjour dans notre pays du 4 au 10 avril 2017. Il sera accompagné du Frère Pierre Ouattara, Conseiller Général pour la Région Afrique des FEC.

Dans son agenda, le Frère Robert Schieler a prévu, le mercredi 5 avril de 17h à 18h30, une rencontre d’échanges avec les anciens élèves et parents d’élèves du réseau des écoles lasalliennes au Burkina Faso. Cette importante rencontre aura lieu au collège De la Salle à Ouagadougou. Tous les anciens lasalliens des collèges de Toussiana, Tounouma, Diébougou (Pierre Kula), Nouna (Charles Lwanga), Kongoussi, Ouagadougou (De la Salle & Badenya) sont invités à prendre part à cette rencontre d’échanges avec le premier responsable de la mission éducative lasallienne le 5 avril à partir de 17h au collège De la Salle.

Au cours de son séjour, le Frère Robert Schieler recevra, le samedi 10 avril, les vœux perpétuels du Frère Pierre Aymard Bako en la Cathédrale Saint Pierre de Banfora.

 

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

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