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Promotion d’espaces de restauration : Comment bien manger, même "par terre" ! Spécial

Dans le souci de promouvoir une alimentation saine dans un  cadre sain, l’Association Songui manégré  aide au Développement endogène (ASMADE) a organisé un atelier le mardi 20 décembre 2011 au centre municipal polyvalent des jeunes de Ouagadougou.

Objectif : plaider pour la mise en place d’espaces de vente d'aliments de rue dans le développement urbain parce que, si on ne peut pas changer les habitudes de nutrition des consommateurs, on peut aider à assainir leurs locaux.

Au Burkina Faso, environ 75% de la population mange dans les restaurants communément appelés restaurants par terre ou populaires. A 100 ou 200 Fcfa, dans les rues de Ouagadougou, on peut s’offrir un plat «de benga, de souma, de babenda* ou de riz» afin de garantir un petit déjeuner, un déjeuner ou même le dîner.

C’est une habitude qu’on ne peut pas changer chez les consommateurs, mais il faut envisager la possibilité pour les potentiels clients de rester en bonne santé en encourageant la salubrité dans les locaux de restauration. Pour cela, le présent atelier a voulu s’appesantir sur l’occupation des espaces pour la production des aliments et produits transformés.


La consommation des aliments de rue pose un certain nombre de problèmes : la menace de la santé publique liée à la contamination fréquente des aliments par des microorganismes pathogènes ; les infections alimentaires ; l’encombrement des voies ; l’insalubrité de la cité… Ces obstacles surviennent tout simplement parce qu’il n’existe pas de lieu adéquat pour la préparation et la vente de ces aliments. En effet, les autorités n’ont pas tenu compte de cet aspect nutritionnel en construisant les voies alors que l’urbanisation est galopante dans nos villes et l’alimentation de rue, de plus en plus incontournable.


Selon le formateur de l’atelier, Nicolas Barro, chercheur dans le domaine de l’alimentation et de la santé des populations, autant des espaces sont dégagés pour les jardins publics par les autorités municipales, autant elles devraient le faire pour les restaurants. Aussi a-t-il émis le souhait de réaménager les lieux qui existent déjà afin de promouvoir la salubrité, car, selon lui, la production des mets de rue est caractérisée par l’utilisation de techniques artisanales dominées par des opérations manuelles.

Les participants, une fois de plus, il les a interpellés sur les conditions hygiéniques et le comportement à adopter dans la conservation des aliments. Cependant, cette activité joue un rôle socio-économique dans la plupart des pays en développement. Elle permet à bon nombre de familles de vivre, de même qu'aux travailleurs qui partent de chez eux le matin et ne reviennent que le soir.


Pour le coordonnateur des acteurs du domaine de l’alimentation et de la transformation, Issaka Compaoré, une amélioration se fait remarquer depuis lors (2 ou 3 ans), car il n’est plus rare de voir que les aliments sont couverts. En tant que chargé de la planification et du suivi-évaluation de l’ASMADE, Mamadou Belem entend demander le soutien des bailleurs de fonds pour aménager des espaces de contrôle de l'hygiène alimentaire.


Les acteurs de la restauration et de la transformation des produits agroalimentaires de la ville de Ouagadougou ont 3 jours d’échanges sur les conditions d’hygiène et d’espaces de restaurations afin d’élaborer un plaidoyer. Cela vise à préparer l’action d’interpellation des autorités à travers une stratégie et un argumentaire sur leur responsabilité dans la gestion des espaces publics ; sur les enjeux majeurs pour garantir la promotion du secteur de l’alimentation de la rue en participant à l’amélioration de la situation sanitaire des populations.


Ebou Mireille Bayala (Stagiaire)

*Mets traditionnels burkinabè à base de céréales et de légumes

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