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Mali : Enfin !

Depuis le déclenchement par le MNLA des hostilités le 17 janvier 2012, que de rencontres sur le Mali, que de  conciliabules, que de discussions sans lendemain, que de fuites en avant avec cette désagréable impression de tourner en rond ! Désormais, la situation au Mali a au moins le mérite d’être claire. A la guerre comme à la guerre. Enfin ! Finies les sempiternelles négociations ! Et tout serait parti vite, très vite même et pourrait être disséqué pour le moment en trois actes.

 

Acte I. Jeudi 10 janvier, quelque 1200 combattants islamistes s’emparent de la localité de Konna (centre du pays), menaçant de continuer vers le Sud à Mopti pour aller vers la capitale, Bamako. Et devant la grave détérioration de la situation, le président Dioncounda Traoré demande l’aide militaire de la France et de l’ONU et un déploiement rapide de la force internationale.

Acte 2.  Vendredi 11 janvier. La France, craignant que le nord du Mali ne devienne au cœur de sa sphère d’influence en Afrique un sanctuaire de groupes terroristes, décide d’intervenir militairement, déployant ce jour même des Mirages et des hélicoptères de combat pour stopper une colonne de combattants avançant vers le sud. Il s’agissait, pour les autorités françaises, de stopper la menace terroriste non seulement sur les pays africains, mais aussi sur la France et l’Europe.

Cette intervention qui  a pour nom de code «Serval», du nom d’un félin africain, a été engagée par suite de l’adoption, le 20 décembre 2012, de la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU et après consultation des responsables des principales formations politiques françaises.

Acte 3.   Samedi, l’armée malienne, appuyée par des forces françaises, reprend le contrôle de Konna après de violents affrontements qui ont fait, selon l’état-major, une centaine de morts dans les rangs des islamistes et 11 morts ainsi qu’une soixantaine de blessés dans l’armée malienne. Un officier français a également été mortellement blessé vendredi lors d’un raid d’hélicoptères contre une colonne terroriste. Le Burkina, le Niger et le Sénégal annoncent le déploiement, chacun, de 500 hommes. Le Nigeria affirme avoir envoyé une équipe technique de l’armée de l’Air ainsi que le commandant de la future force internationale.

L’Algérie exprime son soutien “sans équivoque” aux autorités de transition maliennes.
La Grande-Bretagne annonce qu’elle va fournir une assistance militaire logistique à la France, mais ne déploiera pas de personnel en situation de combat. Telle se présentait hier la situation dans un Mali en état de guerre.
A la suite de la manœuvre diplomatique depuis bientôt plusieurs mois  - il assurait qu’il n’engagerait pas  de troupes au sol ni même des pilotes de bombardiers -, Paris s’est finalement décidé à entrer en action vendredi en raison de l’avancée surprise vers Bamako de ces fous d’Allah.

La décision française d’engager ses moyens matériels et humains aux côtés du Mali a été applaudie par la majorité de ses partenaires africains et saluée par Londres, Berlin et Washington,  notoirement sceptique jusqu’à présent sur une intervention au Nord Mali.
C’est dire donc que  l’intervention française vient  à point nommé.

En effet, sans cette prompte réaction de Hollande, ces islamistes auraient certainement Mopti sous leur coupe, avec comme point de mire, Bamako. On se souvient de ce nationalisme ombrageux dont avait  fait montre le putschiste capitaine Amadou Haya Sanogo lorsqu’il  s’était agi d’envoyer des soldats ouest-africains pour épauler l’armée dans sa reconquête du Nord. Le tombeur d’ATT n’avait pas eu mieux à dire que de répéter,  à l’envi, que son armée était tout à fait capable - si la communauté internationale lui fournissait la logistique nécessaire - de venir à bout de la rébellion et de libérer l’intégralité du territoire malien.

Or les derniers développements de la situation démontrent à souhait le contraire. On n’a vraiment pas besoin d’être sorti de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr pour se rendre compte que laissée à elle seule, l’armée malienne ne pourrait, dans le meilleur des cas, que se contenter de la partition de fait de son territoire. Et puisque ces fous de Dieu ont pris la grave décision de déclencher les hostilités au moment même où le médiateur Blaise Compaoré mettait la dernière touche sur la prochaine rencontre de Ouaga entre le gouvernement malien et la rébellion, il faut que toute la communauté internationale saisisse la balle au bond pour mettre définitivement hors d’état de nuire ces rebelles qui ne cessent de semer mort et désolation dans le septentrion malien. Et pour ce faire, au moins tous les pays membres de la CEDEAO devraient se mobiliser de manière conséquente pour traquer ces rebelles jusque dans leurs derniers retranchements. Si cela n’est pas fait de manière prompte, grand sera le risque d’enlisement.

La Rédaction

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