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Blaise/IBK : Retour de flamme

Il faut croire que Blaise Compaoré est insubmersible dans les sables mouvants du Mali. Quand on pense qu’on l’a enterré, il ressurgit pour faire valoir son indispensabilité dans la recherche d’une solution négociée à la crise qui oppose Bamako aux groupes armés du Nord, notamment le MNLA.

Le président du Faso est en effet depuis hier à Bamako dans le cadre des pourparlers intermaliens. Cette visite est quelque part un retour de flamme entre les deux chefs d’Etat, étant dit que, depuis l’accession au pouvoir d’Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) en août 2013, les relations étaient glacées entre Bamako et Ouagadougou.

En effet, aux yeux des autorités maliennes, le numéro un burkinabè est coupable de deux péchés majeurs : son supposé soutien à Soumaïla Cissé, l’adversaire d’IBK à la présidentielle, ses accointances, toutes aussi supposées, avec les rebelles touaregs dont Ouagadougou est pratiquement la base arrière.

Même si l’Accord entre le gouvernement malien et les Touaregs a été signé en juin 2013 à Ouagadougou, Koulouba ne faisait pas mystère de ses intentions de reprendre le dossier à Kosyam pour le refiler à Alger, qui le disputait à Rabat du fait d’une vieille querelle entre les deux capitales au sujet du Sahara occidental.

En se rendant donc dans la capitale malienne, le chef de l’Etat burkinabè reprend sa place dans le jeu, requinqué du sentiment qui anime toujours ceux dont on ne peut se passer des services. Qu’on les aime ou pas.

Au regard des récentes évolution dans le bras de fer entre Bamako et le MNLA, toute porte à croire que le maintien de Ouaga comme passage obligé vers une sortie de crise a été imposé. En effet le 21 mai dernier, les Forces armées maliennes n’ont-elles pas essuyé une défaite cuisante dans leur offensive contre la rébellion, qui a toujours misé sur Blaise Compaoré comme principal médiateur ?

A moins que cela ne procède d’un quelconque pragmatisme de la part des autorités maliennes : puisque Blaise Compaoré serait le parrain des séparatistes du MNLA, autant le remettre sur scelle avec le secret espoir qu’il parviendra à faire entendre raison à ses filleuls. Comme l’a fait Laurent Gbagbo dans la crise qui l’a opposé aux rebelles ivoiriens.

Dans un cas comme dans l’autre, si ça peut aider à ramener la paix dans ce pays où les conflits ont des répercussions sur les voisins, c’est tant mieux.

Adama Ouédraogo

Damiss

Dernière modification lemardi, 01 juillet 2014 01:10

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