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Procès des dignitaires du régime Gbagbo : Simone égale à elle-même

Enfin ! Le procès des anciens dignitaires du régime Gbagbo entre dans le vif du sujet. Cela fait en effet près de deux mois que le marathon judiciaire a débuté après maints reports et sur fond de multiples signes d’impréparation. Mais jusque-là, seuls les seconds couteaux, quelques ministres du gouvernement Aké N’Gbo et cadres du FPI, l’ex-parti au pouvoir, étaient passés à la barre. Mais depuis quelques jours, les juges s’intéressent à d’autres personnalités autrement plus médiatiques : déjà, la semaine dernière, c’était au tour de Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président, de se retrouver sous les feux des projecteurs de la justice de son pays ; avant lui, Pascal Affi N’Guessan, ancien chef de la diplomatie et actuel président du FPI, a été entendu.

 

Mais, s’il y a une personnalité que tout le monde attendait, c’est bien Dame Simone Ehivet Gbagbo, personnalité centrale de ce procès… son procès, qui à lui seul éclipse les poursuites engagées contre les 82 autres dignitaires du régime déchu. Ainsi, depuis le début, on ne parle que du procès de Simone quand bien même l’ex-première dame se sera jusque là contentée d’écouter religieusement les débats, prenant des notes.

Personnage central du régime défunt, la moitié de Laurent Koudou l’était à plus d’un titre. En effet, comment oublier l’importance qu’avait prise la passionaria de la galaxie Gbagbo ?

Députée et chef du groupe parlementaire FPI, le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ex-première dame ne se contentait pas d’inaugurer les chrysanthèmes. Difficile par ailleurs d’oublier l’influence réelle ou supposée qu’elle était censée avoir sur son époux, au point que certains en étaient venus à affirmer qu’elle était la principale responsable du désastre que la Côte d’Ivoire a traversé en 2010 et 2011.

Et d’aucuns l’auraient même bien vue aux côtés de son illustre mari à La Haye. Mais au grand dam de Fatou Ben Souda, Alassane Ouattara s’est toujours opposé à son transfèrement au motif que la Justice de son pays avait toute la capacité de la juger.

 

C’est donc chose faite depuis ce lundi, et on peut dire que cette audience-là a débuté sur des chapeaux de roue avec une passe d’armes entre l’accusation et la défense sur une question de procédure.

Mais ce que tous attendaient est arrivé. Celle qui depuis 2011 ne s’était pas exprimée en public l’a fait, et de quelle manière !«A l'heure où je vous parle, je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu'on me reproche, a déclaré Simone Gbagbo à la barre. Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010», a-t-elle encore lancé, contestant une nouvelle fois la victoire de l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara.

 

Et c’est donc fidèle à elle-même que la dame de fer a indexé «l'ingérence des autorités françaises», dont l'armée a, selon elle, «bombardé la résidence présidentielle pendant une dizaine de jours alors qu'aucune résolution de l'ONU ne lui donnait ce pouvoir».

«C'est à croire que l'objectif était l'élimination physique du président élu, Laurent Gbagbo». Ainsi Dame Simone a parlé, confirmant l’adage selon lequel la meilleure défense est l’attaque. Et les partisans d’Alassane Ouattara auront beau se défendre d’exercer une justice des vainqueurs, ils auront beaucoup de mal à convaincre que dans cette sale guerre seul le camp des vaincus aura été éclaboussé.

 

H. Marie Ouédraogo

Dernière modification lemardi, 24 février 2015 08:21

Commentaires   

0 #2 kali 11 26-02-2015 11:27
nous ne comprenons pas pourquoi le pouvoir ivoirien a tenu a faire le procès de madame Gbagbo en Cote d Ivoire c etait plus judicieux de la remèttre a FATOU ainsi elle ira poirote comme son mari
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0 #1 ka 26-02-2015 08:57
Simone, ça ne sert rien de pleurer et de délirer pendant des années au tribunal, tu sais bien le mal dont tu as faits au peuple Ivoirien. Le peuple Ivoirien et le monde entier t’a vu faire souffrir tes concitoyennes et concitoyens, même se justifier sur TV5 pourquoi tu as faits violer et tuer les femmes par ton escadron de la mort. Ce n’est pas ton complice Blé Goudé, le criminel a la machette qui te dira le contraire. Il est temps de payer a la justice des hommes, et après celle de Dieu que tu as trahi. Il y a la CPI qui t’attende.
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