Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Burundi : Président échaudé craint déplacement

Président échaudé craint les déplacements à l’extérieur.

 

En effet, suite au coup d’Etat manqué du général Godefroid Nyombaré, le 13 mai dernier au moment où il était à Dar-es-Salam en Tanzanie pour un sommet sur la crise burundaise, le président Pierre Nkurunziza n’a pas voulu prendre le risque de participer cette fois à la deuxième réunion des chefs d’Etat de la communauté est-africaine. Officiellement, il prétend être en campagne électorale, mais tout le monde sait qu’il s’est gardé d’y aller pour ne pas susciter des vocations. Le sort de son pays se sera donc joué sans lui.

Les médecins au chevet du Burundi proposaient deux remèdes : premièrement, une transition en vue de préparer une présidentielle apaisée à laquelle Nkurunziza ne participerait pas ; deuxièmement un report des élections, le temps de consulter tous les acteurs afin de trouver une solution à la crise.

S’il devait y avoir un choix à faire, l’homme fort de Bujumbura préférerait le second scénario. Le communiqué final du sommet est d’ailleurs allé dans ce sens : le report du scrutin d’un mois et demi en vue de trouver un consensus.

On imagine la déception des opposants, surtout que les chefs d’Etat ne se sont pas prononcés sur la question principale qui divise le Burundi : le 3e mandat de Nkurunziza.

Quelle sera la réaction des croquants qui n’en démordent pas, eux qui descendent dans la rue tous les jours pour se faire entendre au prix de leur vie ? Pour sûr, la tension ne baissera pas malgré la vingtaine de morts enregistrés dans les rangs des manifestants depuis le début du mouvement au regard des conclusions du sommet de Dar-es-Salam.

Pouvait-il en être autrement quand on sait que certains chefs d’Etat de la communauté est-africaine ne sont pas des exemples de démocrate, en l’occurrence Yuweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, et Paul Kagamé, arrivé aux affaires en 1994 et qui se préparerait à une modification constitutionnelle pour un nouveau bail présidentiel en 2017. Se prononcer contre le 3e mandat du numéro 1 burundais serait comme l’hôpital qui se moque de la charité.

Ce 2e sommet sur la crise s’est tenu dans un contexte où la vice-présidente de la Commission électorale a déserté, et les observateurs de l’Union européenne se retirent du processus ; autant de choses qui contribuent à perturber davantage le processus électoral alors que les législatives sont censées avoir lieu le week-end prochain.

Sauf à être diaboliquement têtu, on ne voit pas comment l’ancien prof d’EPS va ignorer ce concert de désapprobation pour organiser un scrutin en vue de se maintenir au pouvoir ; malheureusement tout semble indiquer que le chef de l’Etat ne veut pas reculer.

Ses pairs de la sous-région ne s’étant pas désolidarisés de lui, les Burundais ne doivent pas compter sur un quelconque soutien extérieur, quitte à faire comme au Burkina Faso s’ils tiennent à empêcher ce fameux troisième mandat.

 

Adama Ouédraogo

Damiss

Dernière modification lelundi, 01 juin 2015 07:53

Commentaires   

0 #1 Ashley 15-06-2015 10:53
C’est tellement vrai, mais je reste un peu sur ma faim, où puis-je trouver
plus d’info ?

Here is my blog: ESITeam: Www.Esiteam.eu/
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut