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Guinée-Bissau : Ça recommence

A peine sortie d’élections libres, équitables et surtout apaisées, voilà que la Guinée-Bissau recommence à faire parler d’elle. Et pour qui connaît l’instabilité chronique, voire endémique de ce pays, sa moindre crise politique suscite toutes les craintes.

 

Dans ce petit Etat qualifié de narco-Etat, au regard de son rôle de plaque tournante de la drogue en Afrique voire dans le monde, dans lequel aucun président élu n’a jamais terminé son mandat, les moindres soubresauts au sommet de l’Etat se résolvent à coups de canon.

C’est au vu de tout cela que la communauté internationale retient son souffle face à la crise entre le chef de l’Etat, José Mario Vaz, et le Premier ministre, Domingo Simoes Pereira.

C’est donc face au risque de dérapage que le président sénégalais, Macky Sall, et son homologue guinéen, Alpha Condé, ont reçu le numéro 1 bissau-guinéen dans l’espoir de vite circonscrire cette crise politique entre deux hommes pourtant issus du même parti, victorieux de la présidentielle et des législatives d’avril 2014.

Certes le chef du gouvernement a lancé un appel au calme à ses militants qui, depuis trois jours, descendent dans la rue, certes encore le président, son Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Gassama, sont apparus main dans la main, mais derrière ces apparences de fraternité, les risques de déchirure restent pourtant grands.

La preuve, le parti au pouvoir, le PAIGC, à l’issue d’une réunion, menace de retirer sa confiance au chef de l’Etat, accusé de ne pas vouloir du dialogue pour un dénouement heureux de la crise.

Dans cette ancienne colonie portugaise où, pour un oui ou un non, l’armée descend dans l’arène politique, il faut craindre de la situation présente la soldatesque ne prenne prétexte pour faire un arbitrage dont on connaît assez les conséquences.

C’est vrai que la hiérarchie militaire a fait une déclaration pour assurer à l’opinion qu’elle ne se mêlerait pas de cette crise, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut lui donner les dieux d’une armée républicaine sans confession.

Espérons que la rencontre de Dakar aura eu le mérite de modérer les ardeurs des différents protagonistes.

 

Adama Ouédraogo Damiss

 

Dernière modification lemardi, 11 août 2015 08:53

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