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Second tour de la présidentielle libérienne : La finale se jouera en différé

La finale n’aura donc pas lieu aujourd’hui ; elle se jouera en différé à une date non encore déterminée. La veille du second tour de la présidentielle libérienne qui devait opposer George Weah au vice-président sortant, Joseph Boakai, la Cour suprême a en effet décidé de suspendre le processus électoral. C’est la conséquence de sa saisine par Charles Brumskine, le candidat du parti de la liberté, qui, avec 9,6% des suffrages exprimés, devait être le principal faiseur de rois. Mais celui qui est arrivé troisième lors de la manche éliminatoire n’a cessé, depuis, de dénoncer d’importantes fraudes et irrégularités ayant entaché la sincérité du scrutin.

En estimant que de sérieuses enquêtes sur ces allégations étaient la condition sine qua non pour tenir le second round et que le duel au sommet ne pourrait avoir lieu tant que les soupçons n’auraient pas été dissipés, les grands juges donnent quelque peu raison au plaignant. Les deux qualifiés vont donc devoir attendre, en particulier l’ancien Ballon d’or africain, qui était parvenu à dribbler ses adversaires pour se hisser à la tête de la phase qualificative avec 39% des voix. Voilà donc la Commission électorale nationale (NEC) sommée de produire des réponses convaincantes au plus tard le 22 novembre. Ce report serait alors le moindre mal par rapport à un second tour qui allait déboucher sur des contestations parce que les résultats n’auraient pas été acceptés par tous.

A moins que les locataires du « Temple of justice » suivent le requérant Brumskine dans toutes ses prétentions en ordonnant une remise à plat total de l’élection, autrement dit l’annulation pure et simple des résultats provisoires du premier tour. On s’acheminerait alors vers un syndrome kényan, où la Cour suprême, présidée par le désormais célèbre David Maraga, avait invalidé l’élection présidentielle qui donnait vainqueur le président sortant,  Uhuru  Kenyatta.

Il faut espérer qu’au Liberia on ne débouchera sur le même bordel organisationnel qui a entouré la reprise des élections au pays de Jomo Kenyatta, où les différents acteurs politiques ont pinaillé jusqu’à la porte des bureaux de vote et où une bonne partie des électeurs n’avaient d’ailleurs pas pu se rendre aux urnes pour des raisons d’insécurité.

Ce qu’il faut souhaiter également, c’est que ces turbulences politiques ne remettent pas en cause la fragile paix sociale qui doit encore être consolidée. Le Liberia reste en effet un malade encore convalescent qui sort à peine d’une effroyable guerre civile qui a fait, entre 1989 et 2003, quelque 150 000 morts.

Autant dire que l’impératif de paix doit être le souci majeur des différents acteurs politiques, qui devront tout faire pour tenir leurs troupes et se garder de déclarations incendiaires. Personne, dans tous les cas, qu’il s’agisse de George Weah,  de Joseph Boakai, de Charles Brumskine ou de Prince Johnson, n’a intérêt que le pays replonge dans le chaos.

La situation au pays d’Ellen Johnson Sirleaf est suffisamment volatile pour que l’UA et la CEDEAO, qu’on accuse souvent de jouer les médecins après la mort, prennent les devants. Une fois n’est pas coutume, elles ont dépêché la semaine dernière une mission de très haut niveau à Monrovia, conduite par les présidents en exercice  des deux institutions, respectivement le Guinéen Alpha Condé et le Togolais Faure Gnassingbé, pour s’entretenir avec les principaux acteurs de cette crise qui est en train de se nouer et appeler au sens de la responsabilité et à la retenue. Au moins, on ne pourrait pas dire, si ça devait dégénérer, qu’elles ont croisé les bras, attendant que l’incendie se déclare pour ensuite jouer les pompiers. Mais on n’en est pas encore là et les Libériens ont été tellement traumatisés par les blessures récentes de leur histoire que personne n’osera sans doute allumer l’étincelle.

 

Hugues Richard Sama

 

Commentaires   

0 #1 Sidzabda 07-11-2017 13:34
bonjour chers internautes!
dans la parution du mardi 07 novembre en version dure, l'observateur a publié le forum des internautes sur la marche du samedi 04 novembre. j'ai participé à l'animation de ce forum mais quelle ne fut ma surprise de voir des internautes, au lieu d'analyser et de contribuer à l'article se rabattent sur les propos des autres et les qualifie de menteurs. je tiens à dire aux internautes que c'est parce que c'est anonyme, sinon chacun sait la portée de ses propos. si le MBDHP décide d'attaquer le journal, l'auteur du commentaire est vite trouvé et il répond, donc je sais de quoi je parle. le MBDHP n'est pas l'unique oranisatrice de la marhce et d'autres OSC peuvent ne pas vouloir que ça aille mieux. donc elles peuvent avoir une organisation parallèle. si une enquête de la gendarmerie mettait la main sur le jeune en question, on peut avoir des conversation téléphoniques comme du genre : "j'ai pu avoir trois mini-cars qui vont faire la navette. sur chaque car j'ai mis des jeunes qui vont mobiliser les autres. le carburant des cars est assuré". quel est le sens de ces propos? je n'ai pas peur de mes propos et quand on voit le rythme de vie de ce jeune, nul doute qu'il y a quelque chose. alors, je demande aux internautes Oly et Carter de se connaitre et non pas chercher à connaitre l'autre car j'ai des informations sur lesquelles la crédibilité n'est pas douteuse. on peut pas faire des études en journalisme et avancer des propos dont on n'est pas sur de sa véracité.
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