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Mali : Des mastodontes s’ébranlent vers la présidence

L’année à venir, aura lieu une élection présidentielle dans un pays ouest-africain ayant une tradition démocratique : le Mali. Autre spécificité digne d’intérêt, le président en exercice, ATT, a décidé de ne pas être de la partie. On se rappelle que l’homme a déjà promis qu’en 2012, il irait «cultiver son jardin» à Mopti, sa région natale. Ce qui signifie en clair qu’il ne se présentera pas aux prochaines joutes.

 

Le fait est d’ailleurs suffisamment rare sur ce continent noir pour qu’on se permette de le saluer à sa juste mesure. En Afrique,  on a l’habitude de ces dirigeants qui usent de tous les subterfuges pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam ; et pour ce faire, tout y passe : on tort volontiers le coup à des constitutions, si on ne les confectionne pas sciemment sur mesure ; on bourre les urnes ; on organise des fraudes massives et on remporte lesdites élections à la hauteur de scores faramineux. Avec toutes les conséquences imprévisibles mais désastreuses qui en découlent.


En se mettant volontairement à l’écart des joutes de la présidentielle malienne de 2012, ATT permet déjà que celle-ci se tienne dans un climat de sérénité. Sous nos tropiques, la chose est loin d’être l’évidence même. Et par le fait même, il libère la voie à tous ceux qui ont quelque ambition de lui succéder un jour à la tête de l’Etat malien.


Et ils sont nombreux, ceux qui ambitionnent de le relayer. Certains d’ailleurs, pour ce faire, à près d’un an de la présidentielle de 2012, commencent déjà à fourbir leurs armes. Modibo Sidibé, par exemple, aurait tout récemment reçu son  matériel de campagne en provenance de Chine : on y retrouve pêle-mêle des véhicules, des téléphones mobiles, des tee-shirts, le tout pour un montant d’environ 3 milliards de francs cfa. C’est dire si cet ancien Premier ministre  prend sa candidature au sérieux.


Il devrait croiser le fer avec d’autres pontes de la scène politique, au nombre desquels Soumaïla Cissé n’est pas le moindre. Certains même en font déjà leur favori tout désigné et disent de lui qu’il serait le seul candidat censé avoir les moyens matériels et financiers de la campagne de 2012. On attendra pour savoir s’ils on raison ou non.

Ce qui est sûr, c’est que l’homme piaffe d’impatience de faire la démonstration de ce qu’il vaut réellement sur la scène politique de son pays. Ayant achevé son mandat à la tête de l’UEMOA depuis février 2011, il a dû tout de même le prolonger de quelques mois, crise ivoirienne oblige ; il est désormais libre et a toute latitude pour briguer les suffrages des Maliens.

Tout comme Ibrahim Boubakar Keita (IBK) d’ailleurs dont on dit qu’il a été «cassé» par l’ancien président Konaré. Il aura eu tout le temps de digérer ses défaites passées et nul doute qu’elles lui serviront de tremplin pour la conquête du palais de Koulouba. Sans compter tous les autres candidats putatifs ou déclarés. Tous des mastodontes qui se présentent au libre choix démocratique des Maliens en 2012.


Pour une des rares fois que des élections se préparent dans la quiétude sur un continent qui, en la matière, en a connu des vertes et des pas mûres, il est légitime de s’en réjouir et d’en reconnaître le mérite à qui de droit : à un peuple malien démocratiquement majeur et tout spécialement à son chef d’Etat, ATT, qui aura su, en temps opportun, prendre la bonne décision : celle de céder la place.  De bons exemples dont on souhaite qu’ils puissent faire tache d’huile.

 

Jean Claude Kongo

Dernière modification lemercredi, 15 juin 2011 22:47

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