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Fusillade de Las Vegas : Paddock n’était pourtant pas Tchadien

Dimanche 1er octobre 2017.  Las Vegas (Nevada). Il est environ 22h, heure locale. Soudain, une pluie de balles s’abat sur la foule de spectateurs du festival de musique country. Bilan provisoire : 59 morts et 527 blessés.

Les circonstances du massacre rappellent tragiquement le drame du théâtre du Bataclan (Paris) où, dans la nuit du 15 novembre 2015, le concert du groupe de rock Eagles of Death Metal vire au cauchemar. A cette différence notable qu’ici dans le 11e arrondissement parisien, les 90 tués et les dizaines de blessés ont été les victimes d’une action djihadiste menée par trois extrémistes religieux.

Alors que là-bas, dans la capitale mondiale du jeu, ce qui passe pour l’une des fusillades les plus meurtrières de l’histoire contemporaine des USA est l’œuvre d’un individu jusque-là inconnu des services de la police, Stephen Paddock.

Il faut croire que cet homme de 64 ans, qui s’est donné la mort après son forfait, était un véritable armurier à ses heures perdues. Outre les 23 armes de guerre retrouvées au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay d’où il a canardé la foule, 19 ont été découvertes à son domicile.

Comment a-t-il pu faire passer tout cet attirail dans l’établissement sans qu’aucun employé ne s’en aperçoive ?

Comment a-t-il pu se procurer un tel arsenal sans éveiller le moindre soupçon sur ses intentions ?

Cette tragédie relance, comme c’est le cas à chaque lendemain de fusillade, le débat sur le contrôle des armes à feu dans cette Amérique où il est plus facile de s’acheter un flingue que de griller une clope.

Mais elle vient surtout mettre à nu l’inanité de certaines mesures du président Donald Trump. En l’occurrence la fameuse « Travel Ban » ou liste noire de la Maison-Blanche qui interdit l’entrée du territoire américain aux ressortissants de certains Etats. 

Récemment mise à jour, cette mesure de restriction migratoire vient de s’étendre à la Corée du Nord, au Venezuela et au Tchad. Si le cas des deux premiers peut se comprendre aisément, la première pour la menace nucléaire qu’elle fait planer sur le monde et le second du fait des représailles qui s’abattent depuis de longs mois sur les opposants au régime, on ne peut pas en dire de même pour le troisième, connu pour l’engagement de son président et de ses soldats dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et le Bassin du Lac Tchad.

Stephen Paddock vient de semer la mort en une petite heure.  Etait-il Tchadien ?

Voilà en effet un Américain pur jus, pour ne pas dire hamburger-Coca-Cola d’origine, riche comptable à la retraite, titulaire d’un brevet d’avion, qui aimait les croisières et se rendait dans les casinos, bref le gendre idéal dont toutes les mères doivent rêver, qui vient de commettre l’innommable contre ses propres compatriotes.

Le locataire du bureau ovale peut donc restreindre le déplacement des autres citoyens aux USA, il ne réglera pas pour autant le problème de sécurité auquel la société américaine n’est pas étrangère.

Certes, avec l’horreur à nulle autre pareille du 11-Septembre, les mesures de prévention de l’islamisme radical doivent se durcir, sans pour autant virer à l’islamophobie.

Mais que Trump se détrompe : le péril sécuritaire est aussi secrété de l’intérieur. C’est le cas des fusillades répétées dont les plus meurtrières ces 25 dernières années ont été perpétrées par des Américains.

Morceaux choisis de ce who’s who des shootings day :

  • Orlando : 49 morts en 2016 ;
  • Université de Virginia Tech : 32 morts en 2007 ;
  • Ecole Sandy Hook (Newtown) : 26 morts en 2012 ;
  • Kileen (Texas): 22 morts en 1991 ;
  • San Bernardino (Californie) : 14 morts en 2015 ;
  • Ford Hood (Texas): 13 morts en 2009 ;
  • Binghamton (New York): 13 morts en 2009 ;
  • Columbine (Colorado): 13 morts en 1999 ;
  • Bureaux de la Marine américaine (Washington) : 12 morts en 2013 ;
  • Aurora (Colorado) : 12 morts en 2012.

Et que dire des attentats à proprement parler qui sont l’œuvre d’enfants de l’Oncle Sam comme celui d’Oklahoma-City le 19 avril 1995, commis par Timothy Mc Veigh et dont le bilan s’est établi à 168 morts ?

Les auteurs de toutes ces tueries sont des monstres qui se sont retournés contre leur pays et non Saïd, Mohamed, Omar, Hussein, ou Idriss, venus d’autres contrées.

Selon une étude réalisée par New America, prestigieux groupe de réflexion, en 2015, depuis le 11 septembre 2011, près de deux fois plus de personnes ont été tuées par des suprémacistes blancs et autres fanatiques anti-gouvernementaux que par les groupes islamistes. 

En vérité, le pire ennemi américain n’est autre que la toute-puissante NRA (1), ce lobby d’armuriers contre lequel aucun président n’a jamais pu faire quoi que ce soit dans le sens du contrôle des armes.

Et ce n’est certainement pas un Trump qui osera mettre en joue ces marchands d’armes dont les pétoires ont causé la mort de 11 621 personnes en 2017 selon le journal français Libération

Certes, Paddok is a bad guy, but it is your bad guy. Pour reprendre en plus décent ce qu’écrivait l’hebdomadaire américain « Newsweek » à propos du dictateur nicaraguayen : «Il se peut que Noriega ait été un fils de p…, mais c’est notre fils de p… »

 

Alain Saint Robespierre

National Rifle Association, association de fabricants d’armes.

 

 

Dernière modification lemercredi, 04 octobre 2017 19:58

Commentaires   

0 #1 ANTA 04-10-2017 14:22
Robespierre pourquoi tu écris sur ces psychopathes d'américains qui n'ont jamais compati à la douleur de qui n'est pas américain. Pourquoi tu te préoccupes de ce raciste de Trump qui ne vaut pas mieux que le tireur psychopathe? Je demande aux frères Tchadiens de venir au Burkina pour investir. On a l'or, et s'il faut croire ce beau parleur de Toégui, on a aussi du pétrole. Laissez l'Amérique au nazi Trump, venez chez nous, personne ne va vous déranger puisque vous êtes nos grands-pères.
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