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Décès Mobutu : 20 ans après, la RDC se cherche toujours

Il avait dirigé son pays d’une main de fer pendant 30 ans. Sa voix résonnait jusqu’au fin fond de la forêt et sa toque de léopard autant que son bâton de maréchal étaient visibles à mille lieues de Kinshasa. Mais c’est presque en paria qu’il termina son parcours terrestre, bien loin de son village natal de Lisala. Lui qui luttait depuis des années contre un cancer et contre les rebelles de Laurent Désiré Kabila, soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, avait dû souffrir des affres d’un exil au Maroc où il est mort quelques mois seulement après avoir été chassé du pouvoir.

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Régime de sanctions ONU : L’épée de Guterres plane sur le Mali

Les fauteurs de troubles n’ont qu’à bien se tenir désormais. Depuis hier, mardi 5 septembre 2017, l’épée d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, pend sur le Mali. C’est suffisamment rare pour être souligné, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, à l’unanimité de ses membres, un régime général de sanctions contre le pays de Modibo Kéïta.

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Gabon:Ali Bongo confine ses opposants

Une année après sa «victoire volée» à la présidentielle d’août 2016, le candidat malheureux Jean Ping ne décolère pas. Et il l’a rappelé à l’auteur du «hold-up électoral», le président Ali Bongo Ondimba. En effet, Jean Ping, le candidat de la «Démocratie nouvelle», parti né sous son impulsion et qui a porté sa candidature en 2016, a appelé ses militants et sympathisants à redescendre dans la rue pour faire barrage au «putschiste», comme il qualifie le locataire du palais de bord de mer. Un appel dans lequel il ne se prive de rien : «Je ne vous retiens plus. Je vous enjoins d’organiser dès aujourd’hui et sans limite, jusqu’au départ des putschistes, toute manifestation civique.»

Et comme il fallait s’y attendre, ce message, bien que principalement adressé aux militants de l’opposition, a été aussi reçu 5 sur 5 par le pouvoir, qui n’a pas tardé à prendre les mesures qui s’imposent, selon lui. D’abord, il a interdit à la télévision privée Nazareth, qui avait relayé l’appel de Ping, de diffuser tout message politique durant un mois ; ensuite il a décidé du confinement de l’auteur de ce «message subversif» et de tous les leaders de l’opposition politique gabonaise. Ainsi, Casimir Oyemba a repris le chemin inverse de l’aéroport alors qu’il voulait se rendre à Paris. Il en a été de même pour l’ancien ministre candidat à la présidentielle de 2009, Albert Ondo Ossa.

Cette nouvelle poussée de fièvre survient au moment où au Kenya la Cour suprême, contre toute attente, a invalidé la victoire du président sortant, Uhuru Kenyatta, et appelé à l’organisation d’un nouveau scrutin dans les 60 jours. Ce faisant, les Sages kényans ont subséquemment regonflé à bloc l’opposant gabonais, lui dont les appels n’ont pas été entendus par la Cour constitutionnelle de son pays et qui, une année après, refuse toujours de se soumettre à l’autorité de la chose jugée.

Si Jean Ping a tort d’appeler au renversement du pouvoir Bongo par la rue - car c’est une aventure périlleuse dont nul ne maîtrise l’issue -, le camp du président a-t-il pour autant raison de «séquestrer» l’opposition ? En effet, en interdisant à des membres de l’opposition toute sortie du territoire gabonais, le gouvernement ne fait qu’attiser ce nouveau départ de feu qui pourrait embraser de nouveau le pays, comme ce fut déjà le cas lors de la proclamation des résultats. Sans compter que c’est toute la «démocratie» gabonaise qui en prend un sérieux coup, puisque dans un Etat de droit digne de ce nom, la liberté de circuler est un droit fondamental et indéniable. Et qui sait si Ali Bongo Ondimba va s’arrêter en si bon chemin dans sa «réponse du berger à la bergère» ?

 

Arnaud Ouédraogo

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Procès Kémi Séba : La paix sociale vaut bien une relaxe

Arrêté pour avoir publiquement brûlé un billet de 5 000 francs lors d’une manifestation contre la Françafrique le 19 août dernier, Kémi Séba était face à ses juges hier au Palais de justice de Dakar. Il avait été déposé à la prison de Rebeuss par suite d’une plainte de la BCEAO. Face à la barre, le polémiste a reconnu que son acte enfreint le code pénal sénégalais qui réprime, entre autres, la destruction volontaire des billets de banque.

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Législatives angolaises : Le faux départ de Dos Santos

Aujourd’hui mercredi 23 août 2017, les neuf millions d’électeurs angolais sont invités aux urnes pour désigner les 223 députés de la prochaine Assemblée nationale. Pour ce scrutin, six partis politiques sont en lice pour, non seulement aller à la conquête du perchoir, mais surtout pour le fauteuil présidentiel puisque le vainqueur nommera en son sein le chef de l’Etat.

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Paul Kagamé : 7 ans pour partir ?

A ce rythme-là, il risque de franchir la barre des 100%. Alors qu’en 2003 et 2010 il n’avait obtenu, si on ose dire, que 95 et 93% des suffrages exprimés, Paul Kagamé a frôlé la perfection cette fois-ci. Au lendemain de la présidentielle du vendredi 4 août 2017, la Commission électorale rwandaise a en effet proclamé les résultats dès le lendemain, créditant le président sortant de 98,6% des voix. L’indépendant Philippe Mpayimana et le leader du seul parti «d’opposition» toléré dans le pays, Frank Habineza du Parti démocratique Vert (envoyés pour ainsi dire dans les choux), auront donc, en tout et pour tout, obtenu moins de 2% des voix. Un score aussi anecdotique que prévisible comme il l’était, tout comme était aussi prévisible le score kagaméen qui est, dans une certaine mesure, à sa taille. Vite fait bien plié !

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Législatives sénégalaises : Au-delà de l’Assemblée, la présidence en ligne de mire.

Que  d’étrangetés :

  • un ancien président de la République qui redescend dans l’arène politique pour disputer, à 91 ans, un siège de député, conduire la liste d’une coalition de l’opposition, Wattu Senegaal,   et,  comble  de déchéance,  se fait gazer, tel un vulgaire émeutier, au cours d’une manifestation interdite ;
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