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TANGUI IMMOBILIER SARL

Une femme enceinte électrocutée en salle

Cher Wambi,

Autres temps, autres mœurs ; la légendaire hospitalité burkinabè, chantée aux quatres coins de la planète, est aujourd’hui mise à rude épreuve, au regard de ces prédateurs d’un genre nouveau venus de nulle part et qui sèment la détresse dans nos foyers et autres services. Je revois, comme si c’était hier encore, l’oncle Gombila offrir le gîte et le couvert gracieusement à des voyageurs surpris par la tombée de la nuit, ou tout simplement ayant perdu leurs repères. En tout cas, c’était cela, le Burkina où l’on cédait sa natte à l'étranger pour dormir à même le sol. De nos jours, hélas, conjoncture oblige, il faut s’imposer un temps de réflexion avant de voler au secours d'un quelconque quidam.

 

Pas plus tard que la semaine écoulée, à Pag-la-yiri au secteur 16 de la capitale, Tantie Tandiiga en a fait l’expérience ;  à quel prix, cher cousin ? Imagines-toi un peu un beau gosse d’une trentaine d’années, élégamment vêtu, bien coiffé et tenant une grosse valise qui débarque à son troquet au crépuscule, se présente à la bonne dame comme étant un étranger à Simonville, à la recherche de son grand frère qui lui aurait promis un emploi. Au terme de deux jours de recherches infructueuses, sans ressources et sans abri, avait-il d'autre choix que de demander l’asile à la brave tantie, qui peine d’ailleurs à promouvoir son commerce ?

D’hésitation en hésitation, puisque la buvette n’est ni la cour des miracles ni un consulat, encore moins une embuscade, Aziz, puisqu’il faut l’appeler ainsi, obtint de la bonne samaritaine  qu’il puisse y passer la nuit en compagnie de son gérant.

Un jour,  puis trois jours s’écoulèrent sans que jamais le fameux frère ne donnât signe de vie.

Ce qui devait arriver arriva au soir du quatrième jour quand les clients évacuèrent les lieux.

Aziz qui, jusque-là, vivait aux frais de la princesse, comme par miracle, offrit au gérant un bol  de café au lait accompagné d’une miche de pain.

Sans se douter de rien, ce dernier, qui venait de débarquer du village pieds joints, ne put contenir son appétit, gargantuesque.

Moins d’une heure après, le gérant était dans les pommes.

Aziz en profita pour s’évanouir dans la nature avec toute la recette de la journée, les chaussures et les téléphones portables.

Le gérant ne se réveillera que le lendemain en milieu de journée pendant que tantie Tantiiga venait d’être frappée de plein fouet par un palu aigu.

 

En faut-il plus, cher cousin, pour rappeler à tout un chacun  l’extrême vigilance dont il faudrait preuve face aux individus  à la moralité douteuse qui hantent jours et nuits nos concessions ?

La sonnette d’alarme avait été à peine tirée qu'un petit Samo venait, lui aussi, de se faire plumer dans un car alors qui tentait de rallier Boromo, la capitale des Balé, à partir de Ouagadougou ;  ce jeune ingénieur informaticien, lui aussi, fut drogué avant d’être délesté de son sac de voyage, de son ordinateur portable, et de ses coupures de francs CFA naturellement.

Il ne se réveillera que quelque 200 km plus loin, à Bobo-Dioulasso, après que le convoyeur eut lancé un appel à l’aide.

Oui, cher cousin, la mise en garde que je viens de te faire vaut aussi  pour tous les neveux demeurés au village, qui ignorent encore d’où peut venir le danger.

 

Maintenant que je t’ouvre le carnet secret de Tipoko l’Intrigante, cher Wambi, j’ai l’oreille tendue vers le secteur 10 de la capitale, où des rapaces viennent d'entamer leur descente sur les suppliciés de ce convoi de commerçants dont le car échoua en terre togolaise courant 2010.

A ce qu’on me dit, en effet, les ayants droit, c’est-à-dire les veuves et les orphelins, n’ont pas encore fini d'essuyer leurs larmes qu’on parle de «dîme» de 15% sur les  dédommagements que réclameraient certains margouillats après que l'Assurance a délié les cordons de la bourse ; un racket sur lequel je reviendrai certainement dans mes prochaines missives, mais, si cela venait à s’avérer, ce serait la honte de ces rapaces sans foi ni loi qui n’ont  de dieu que l’argent.

 

- L’on sait nombre de Burkinabè avides de gloire ou qui nourrissent le rêve d'être couronnés, mais de là à se tromper de palais et de trône… En tout cas, ceux qui pour une  raison ou une autre se sont ces jours-ci rendus au cimetière situé sur la route de Léo peu avant l’hôpital Blaise Compaoré l’auront observé au pied d’une tombe pourtant construite au prix de mille et un sacrifices : «Paix à son  nam».

Qu’il puisse s’agir de «naam» en mooré qui signifie royauté ou de «name» en anglais synonyme de nom en français, artisans d’une telle œuvre, vous serez passés à côté de la plaque.

En tout cas, celui dont le corps y repose aurait été des plus heureux que d’une seule et même voix nous souhaitions «Paix à son âme».

 

- Le mardi 26 juillet 2011, le personnel de la maternité du secteur 25 de Ouagadougou a vécu une soirée cauchemardesque.

Ce jour-là, une femme enceinte a été électrocutée dans la salle d'attentes alors que, fatiguée par le travail, elle a voulu s'asseoir à même le sol. C'est en s'adossant au mur de la salle que la dame est entrée en contact avec les fils dénudés d'une prise électrique.

Dès l'annonce des circonstances du décès de la femme, la population locale a laissé éclatée sa colère en prenant d'assaut la formation sanitaire. "Pour y mettre le feu et donner une leçon au personnel", a-t-on appris ; mais l'intervention de personnes-ressources est venue à bout de l'ire des habitants dudit secteur. Toutefois, l'établissement est resté fermé le lendemain du drame.

 

- Qu'est-ce qui coince à l'OCECOS (Office central des examens et concours du secondaire) ? Une question somme toute légitime quand on sait que des admis de sessions de 2009 ne sont toujours pas entrés en possession de leurs diplômes définitifs.

Ainsi en est-il par exemple pour les impétrants du CAP (Certificat d'aptitude professionnelle), dont les attestations n'étaient pourtant valables que jusqu'au 31 décembre 2010. Et quand on sait que pour certains tests on exige une copie légalisée du diplôme, n'est-ce pas pénaliser ces derniers, même si on dit que des mesures palliatives ont été prises à cet effet, comme l'acceptation du titre provisoire ? A-t-on vraiment besoin de tant de temps pour délivrer un diplôme ?

 

- En prélude à l'enregistrement du bal des indépendances le 31 juillet à 19 heures , animé par Bamogo Jean Claude Man et Traoré Amadou Balaké, l'équipe de réalisation de l'émission "le Kaléidoscope" et l'association les "2 chevaux" organisent une exposition d'engins et d'objets des années 60 sur le site du SIAO sous le parrainage de M. Ki Ernest.

Allez découvrir, du 29 au 31 juillet 2011, des véhicules, des motos, des vélos ainsi que des phonographes, des électrophones, des tourne-disques et des disques vinyles à écouter sur place ; allez vivre des moments inoubliables.

 

- Ce feuilleton qui tient l'opinion nationale et internationale en éveil depuis ces quatre dernières années n'a pas encore dit son dernier mot.

Le tribunal de Grande instance de Ouagadougou et la Cour d'appel ont eu beau trancher en faveur de GPL Services dans le conflit qui l'oppose au tandem Total Burkina SA-SONABHY au sujet des bouteilles de gaz injustement querellées, la compagnie française refuse toujours la sentence des juges, réussissant  l'exploit d'obtenir  un sursis de dédommagement dû à GPL Services. Ce faisant, Paul Sawadogo se voit condamné à porter sa croix jusqu'à la fin des vacances judiciaires avant de savoir à quelle sauce il sera mangé.

A quelle fin ?

Mystère et boule de gomme.

 

- Du grand monde en perspective le samedi 30 juillet 2011 sur le terrain de l'école Delwendé de Toeibi (derrière Ouaga-Inter). Afin de marquer d'une pierre blanche le 2e anniversaire de son intronisation, le Samande Naaba Boulga de Tamsin y convie les fans de la pétanque aux finales de la Coupe Rimpogb-Nooma qui se joueront de 10h00 à 15h00 ;  un rendez-vous sportif et culturel entrecoupé d'un déjeuner à son domicile au secteur 15 à partir de 12h30.

 

- Passé le printemps des vandales qui ont écumé la zone commerciale de Ouagadougou et qu'on n'oubliera pas de sitôt, l'affaire qui alimente la chronique ces jours-ci est sans conteste celle dite de l'Immeuble Sayouba Sanfo, dans laquelle l'ONACOM-B dit agir en médiateur.

Alors que la sentence semble entendue après que la BICIA-B, qui a saisi ledit immeuble depuis une trentaine d'années, l'a revendu dans les règles de l'art, un terrain d'entente est-il encore possible entre le nouvel acquéreur et El Hadj Sayouba Sanfo, qui court derrière son ex-bien, perdu pour prêt impayé datant des années 80 ?

Question à laquelle l'ANACOM-B répondra ce vendredi 29 juillet au cours de la conférence de presse qu'elle donnera à la Bourse du travail à partir de 16h00.

 

- Les "Dijonistes" marient leurs progénitures ! Après Simon Compaoré, maire de Ouagadougou, qui a accepté de donner la main de sa fille le 27 juillet dernier, c'est au tour de Roch Marc Christian Kaboré, président de l'Assemblée nationale, de marier son fils cadet, Brice.

En effet, demain 30 juillet 2011, Brice et Agnès, après s'être murmuré qu'ils s'aimaient, vont se l'avouer devant Dieu et les hommes. La cérémonie civile aura lieu à 15 heures à la Mairie de Ouagadougou et celle religieuse à l'Eglise Saint-Sébastien du camp militaire Sangoulé-Lamizana de Gounghin. A 19h30, les amis, parents et invités sont priés de converger vers le SIAO où aura lieu la réception. A quand le suivant de ces ex-étudiants de Dijon, ville française célèbre pour sa moutarde ? Germain Bitiou Nama est-il sur la liste ?

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle  n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va  la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé.

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