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Roch, François et Cie en classe affaires

Cher Wambi,

Vaines n’auront pas été vos implorations quand, à l‘entame de la campagne agricole, vous vous fiiez au dieu du ciel et aux mânes des ancêtres pour une bonne pluviométrie.

En tout cas, tout semble baigner au village où tes oncles ont renoué avec les cabarets.

Loin encore de nous le temps des récoltes, mais à voir les plants de mil et de sorgho qui commencent à plier l’échine, l’espoir est permis.

 

En attendant, cher cousin, les citadins étaient encore ce lundi 1er septembre 2014 sur le qui-vive quand, dès le premier chant du coq, ils se sont réveillés sous une pluie battante qui ne s’estompera qu’en milieu de journée.

25 mm d’eau à Ouaga et 60 mm d’eau à Bobo-Dioulasso ce jour-là ; comment ne pas craindre une récidive des inondations du mardi 1er septembre 2009 qui avaient causé d’énormes dégâts et des pertes en vies humaines à travers le pays dit des hommes intègres !

L’on se rappelle, en effet, comme si c’était hier que 300 mm d’eau étaient tombés sur la capitale en 12 heures, soit l’équivalent du 1/3 de la moyenne annuelle.

Maintenant que le pire est derrière nous, cher cousin, j’en connais qui n’ont pas manqué de marquer d’une pierre blanche ce cinquième anniversaire.

Telle la famille Ouangré, qui a soufflé les cinq bougies de son rejeton, Ouangré Nivard Sennen Abdel Nassir, né le 1er septembre 2009 à 9H28 à Yalgado au moment où le Centre hospitalier universitaire se noyait dans les eaux tumultueuses à l’appétit gargantuesque.

Ce n’est donc pas sans raison que le Tout-Ouaga a retenu son souffle en ce cinquième anniversaire. Car, chat échaudé ne craint-il pas l’eau froide ?

Les sorciers du ciel, eux, étaient aux aguets qui nous livrent les relevés pluviométriques de la semaine du jeudi 28 août au mercredi 3 septembre :

Dori = 7,5 mm ; Ouahigouya = 39 mm ; Ouagadougou-aéro = 44,7 mm ; Dédougou = 71 mm ; Fada N’Gourma = 32,3 mm ; Bobo-Dioulasso = 73 mm ; Boromo = 62,2 mm ; Pô = 18,7 mm ; Gaoua = 19,2 mm ; Bogandé = 32,8 mm.

 

C’est vrai, cher Wambi, et c’est la mort dans l’âme que je te le redis, l’Afrique est malade et même très malade, frappée en sa partie occidentale ces jours-ci par cette épidémie des plus incurables qu’est le virus Ebola qui, aujourd’hui, a à son compteur quelque 2000 cadavres.

Si jusqu’à l’heure où tu me dis le Burkina Faso en est épargné, des pays amis et frères de la sous-région tels le Liberia, la Guinée ou encore la Sierra-Leone sont au ban de la communauté internationale.

Tirant leçon de la stigmatisation dont sont victimes les ressortissants de ces trois destinations, au Burkina Faso, l’autorité était sans doute dans son rôle quand, il y a quelques semaines, elle décida de prendre le taureau Ebola par les cornes, à travers la sensibilisation des populations et la création d’un centre d’isolement d’Ebola à Yagma.

Belle initiative, direz-vous certes, mais qui n’est point du goût des résidants de ladite localité, et pour cause.

Yagma ne sera point la cour des miracles, clament-ils, investie déjà qu’elle est par les sinistrés du déluge du 1er septembre 2009.

C’est à se demander, cher cousin, sur quel pied danseront désormais les autorités sanitaires au moment où la colère ne cesse de monter.

Peut-être à tort, car rien ne dit que le choix du site de Yagma résulte d’un tirage au sort, comme nul ne sait d’où viendra l’enfer.

Et pourquoi tant de crainte quand on a à son chevet aussi bien une basilique que la Vierge Marie ?

 

C’est dans cette fièvre qu’un quidam s’est acheté la bagarre ce mercredi 3 septembre à Bendogo dans la capitale. Une affaire de rats qui a manqué de peu d’enflammer la cité.

Retour sur scène, cher cousin. En cette matinée, deux jeunes peinaient à déménager un tas de briques quand vinrent à sortir d’un trou deux gros rats.

Evidemment, nos jeunes n’eurent pas à sonner le cor pour aller à l’assaut des deux rongeurs qu’ils abattirent à une centaine de mètres de là.

Une fois la mission accomplie, vint à passer un amateur de la chose qui se proposa de les leur acheter. Marché sitôt conclu, nos deux chasseurs de rats n’eurent pas le temps d’empoigner le pognon qu’un autre passant s’invita pour récupérer la marchandise qu’il jeta dans le caniveau sous le prétexte qu’à cause du virus Ebola, la consommation des rongeurs est interdite au Burkina. Il n’en fallut pas, cher cousin, pour déclencher la troisième guerre mondiale.

Il restait donc à l’intrus à choisir entre rembourser le pognon et subir le sort des rats.

Je ne t’en dirai pas plus, mais les bâtons s’invitèrent dans la bagarre.

S’il a eu la vie sauve, il lui faudra des jours pour soigner son arcade sourcilière largement ouverte, pendant que de bonnes volontés peinaient à obtenir l’intervention de la Brigade anti-criminalité (BAC). Comme quoi la bataille contre le virus Ebola est loin d’être gagnée, tant ils sont encore des milliers qui refusent de reculer même devant la mort.

 

Pour sa part, Tipoko l’Intrigante ne désespère pas de convaincre les inconditionnels du cabaret d’à côté d’observer au moins la mi-temps, question de survie.

 

n L’Europe reste et demeure la principale destination de nos leaders politiques pendant les vacances. Avec parfois femmes et enfants, ils se donnent du bon air sur les bords de la Seine pour se changer les idées et certains en profitent pour faire un chek-up.

Cette année encore, ils étaient nombreux à prendre d’assaut les avions en direction surtout de la France. Rentrée gouvernementale ou scolaire oblige, il faut retourner au bercail pour s’attaquer aux dossiers brûlants surtout en cette période où le débat sur le référendum et la modification de l’article 37 fait rage. En tout cas, en début de semaine, les derniers vacanciers sont rentrés et on a pu apercevoir dans le vol Air France du 1er septembre François Compaoré, Alain Yoda, des membres du gouvernement et des responsables politiques de l’opposition parmi lesquels Roch Marc Christian Kaboré, président du MPP. Des camarades politiques d’hier devenus des adversaires dans un même vol, on imagine l’ambiance qui y régnait. Certes, ils ne sont pas ennemis mais se retrouver ainsi ensemble en classe affaire crée forcément une situation où on est amené à se parler. Qu’ont-ils pu se dire dans les cieux entre Paris et Ouaga ?

 

n Le 9 août 2014, la Brigade ville de gendarmerie de Kosyam interpellait un jeune de 26 ans, Moussa Diakité alias Balla le Pétrolier, à la tête d’un gang de quatre personnes, auteur de multiples cambriolages dans la capitale burkinabè.

Balla, le chef de ce groupe de délinquants, est bien connu des services de police et de gendarmerie. Avant son arrestation par l’adjudant-chef Abdoulaye Savadogo et ses hommes, le Pétrolier avait été déféré par le commissariat de police de Wemtenga pour vol à main armée. S’il a pu bénéficier d’une liberté provisoire après un acte aussi grave qu’une attaque à main armée, c’est parce que, semble-t-il, il y a eu des interventions. Il ressort, en effet, que le sieur Moussa Diakité serait le copain de la fille d’une personnalité de ce pays et que cette dernière, qui tient à son prince charmant comme à la prunelle de ses yeux, a mis la pression sur son gourou de père qui a actionné son réseau pour que le délinquant soit mis en liberté provisoire.

Mais chassez le naturel, il revient au galop. Balla le Pétrolier est tombé de nouveau dans les filets des pandores. Cette fois y aura-t-il pression surtout que de mauvaises langues disent déjà que Balla est libre de ses mouvements et aurait même été aperçu dans un quartier de Ouaga ?

 

n Depuis un an, l’Organisation pour la démocratie et le travail (ODT) traverse une crise sans précédent. En effet, l’ancien Secrétaire général et seul député du parti, Dieudonné Sawadogo, a organisé un congrès extraordinaire le 31 août 2013 pour débarquer son président, Moïse Sawadogo. Une action entérinée par le ministère de l’Administration territoriale qui a délivré au frondeur un récépissé. Mais Moïse Sawadogo, qui n’entend pas se laisser faire, a déposé une plainte en justice en se basant sur la «fausseté» des documents soumis à l’appréciation du ministère de tutelle dont il a eu copie. Bien de personnes dont les noms figurent sur la liste de présence du conseil qui a consacré le débarquement du président disent n’y avoir pas participé. Sont de ceux-là les conseillers municipaux de Guibaré avec à leur tête le maire Abdou Karim Sawadogo. Selon ces derniers, leurs signatures ont été purement et simplement imitées, ce qui est condamnable par la loi. Certains auraient même déposé une plainte à la gendarmerie. C’est donc fort de cela que Moïse Sawadogo a saisi le tribunal administratif qui jugera cette affaire le 11 septembre prochain. Les militants, eux, attendent le verdict pour savoir à quoi s’en tenir.

 

n Le Burkina Faso vient de voir un de ses fils intégrer l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO) en tant que fonctionnaire permanent. Le Dr Issa Cissé a pris fonction le 1er septembre dernier au siège de l'ISESCO à Rabat au Maroc comme spécialiste de l'histoire islamique au sein de cette structure qui compte 52 pays. L'ISESCO, si on peut oser la comparaison, est dans le monde arabe ce que l'UNESCO représente pour le monde entier. Le Burkina est membre de cette organisation depuis 1982, et c’est par appel à candidature que le Dr Issa Cissé a été recruté. Il était jusque-là le chef du Département de Linguistique et Langues Nationales au Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST) Burkina Faso. Il y retrouve ainsi un de ses compatriotes, en l'occurrence le Cheick Boubacar Doucouré, qui préside le conseil exécutif de l'ISESCO depuis la tenue de sa 28e session en juillet 2007 à Rabat au Maroc. Bon vent au Dr Cissé.

 

n A l’heure où toutes les sociétés frappent aux portes de l’excellence, la Nationale des eaux (ONEA) devrait ouvrir l’œil et le bon sur ces pratiques qui pourraient freiner son expansion. Si ce qui nous parvient s’avérait, alors, il faudrait sévir et vite, car ils sont nombreux qui ne reculent pas devant le gain facile.

Il se susurre, en effet, que dans une certaine cour du quartier Pissy, un branchement illicite a été effectué. Et les différents locataires qui s’y sont succédé n’ont pas hésité à déserter les lieux après avoir fait le constat qu’il n’y existait le moindre compteur d’eau. Comment ce branchement a-t-il été effectué ?

Mystère et boule de gomme.

 

n S’il y a un phénomène qui inquiète au service de la gynécologie-obstétrique à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo, c’est bien l’abandon des bébés. En effet, le 23 août 2014, un nouveau-né y a été abandonné par une mère qui s’est volatilisée dans la nature. Alors qu’on en était à se demander ce qui a bien poussé une maman a posé cet acte inqualifiable, un autre cas est venu s’y ajouter. C’était le 3 septembre dans l’après-midi où un mouflet qui a subi le même sort a été retrouvé dans un couloir du service de la maternité. Vu la recrudescence de ce phénomène, la vigilance doit être de rigueur à tous les niveaux.

 

n «L’exercice de la souveraineté du peuple dans un Etat démocratique», c’est sous ce thème que se tiendront les deuxièmes journées parlementaires de l’année 2014 du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), à Kombissiri les 18 et 19 septembre. Deux sous-thèmes y seront abordés : «la légitimité et la légalité dans un Etat de droit» ; «Constitution et évolution sociétale».

 

 

n 1614-2014. Cela fait 400 ans que Camille de Lellis est mort. Canonisé le 29 juin 1746 par le pape Benoît XIV, il a reçu le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades. Au Burkina Faso, la famille Camillienne a décidé de marquer d'une pierre blanche la commémoration de ces quatre siècles du rappel au Père de leur fondateur.

Ainsi, les Religieux Camilliens et les Religieuses Filles de Saint Camille convient les fidèles catholiques à une messe solennelle qui sera célébrée à Ouagadougou ce samedi 6 septembre 2014 à 9h à la paroisse Saint-Camille de Dagnoën.

Au cours de cette célébration eucharistique, des novices Camilliens et Camilliennes feront leur première profession pour les uns et leur profession solennelle pour les autres.

Ce sera aussi l'occasion de rendre grâce à Dieu pour les 25 ans de vie religieuse de Soeur Généviève Traoré, du Père Marc Zombré et du Père Jean Ouédraogo.

Bonne fête à ces deux instituts religieux qui relèvent de l'Ordre des serviteurs des malades.

 

n L'Union catholique de la presse du Burkina (UCAP-B) a demandé, le 3 septembre 2014, une messe d'action de grâce à l'honneur de Béatrice Damiba, l'ex-présidente du Conseil supérieur de la communication (CSC). Cette célébration a permis aux filleuls de tanite Béa de dire merci au Seigneur pour ces 6 années passées à réguler les médias dans notre pays. La marraine de l'UCAP-B a exprimé sa reconnaissance et sa joie à ses confrères pour ce geste. Ainsi, pour elle, c'est le plus beau cadeau qu'on pouvait lui offrir à l'occasion de son départ à la retraite. Mais de retraite, il n'y en aura pas, car tantie Béa dit être à la disposition des jeunes journalistes qui voudront bien de ses conseils et de son expérience. C’est donc dire que l'ex patronne du CSC, quoi qu'à la retraite, continuera à être active car le président de l'UCAP-B, Alexandre le Grand Rouamba, a fait d'elle leur marraine éternelle.

 

n Deuil au MPP Sanmantenga, Yacouba Ouédraogo, ex-secrétaire général à la jeunesse de l’ADF/RDA du Sanmantenga qui avait rejoint le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), est décédé dans la nuit du mercredi 27 août 2014 de suite de malaise à Ouaga. Selon les informations, c’est aux environs de 21h qu’il a senti des douleurs au niveau du cœur, il a donc quitté son domicile à bord de son véhicule en compagnie de son épouse pour la capitale, mais il rendra l’âme en cours de route. Il a été inhumé dans la matinée du jeudi 28 août dernier au cimetière de Toudbwéogo à Ouagadougou. La mort de ce jeune opérateur économique, surnommé par les Sanmantengalais « l’enfant terrible de Dablo », suscite beaucoup de commentaires dans la cité.

 

n Après l’audience accordée jeudi 04 septembre 2014 au siège de son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, par ailleurs chef de file de l’opposition, recevra ce vendredi 05 septembre une délégation du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) à partir de 16h00.

Serait-ce le début du dialogue tant prêché par quelques dinosaures de la faune politique nationale ?

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

Passek Taalé.

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