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Grève des agents du Trésor : Vers un durcissement du mouvement

Le bureau national du Syndicat autonome des agents du Trésor du Burkina (SATB), qui a lancé un mot d’ordre de grève, depuis le 8 mai dernier, a annoncé une nouvelle batterie d’actions en vue d’exiger du gouvernement la satisfaction de sa plateforme revendicative minimale. Sit-in, arrêt momentané ou illimité de travail sont les perspectives du syndicat si toutefois il n’obtenait pas gain de cause sur les 19 points soumis au gouvernement. C’est la substance d’un point de presse organisé le mercredi 17 mai 2017 à la Bourse du travail.

 

 

Le bureau national du Syndicat autonome des agents du Trésor du Burkina (SATB) s’est d’abord réjoui d’une chose : la grève en cours est «bien suivie» sur toute l’étendue du territoire national, dans les consulats et les ambassades du pays à l’étranger. Pendant que des négociations se mènent, le Syndicat a néanmoins déploré une «sortie hasardeuse» du gouvernement à travers le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Rémis Dandjinou. Le 10 mai dernier celui-ci avait estimé que les négociations avec le SATB avaient abouti sur 16 points, d’un total de 19 contenus dans la plateforme revendicative minimale. Ce qui ne serait pas le cas, d’où une réaction du syndicat, deux jours après, par une lettre adressée au Premier ministre pour lui notifier que la structure ne se reconnaît pas dans cette information. Les agents du Trésor ont signifié leur indignation concernant de tels agissements qui «n’honorent pas un gouvernement qui se veut responsable». Une telle information, selon le secrétaire général du syndicat, Séini Koanda, jette un discrédit sur la structure et expose par ailleurs les travailleurs à la vindicte populaire. Dans l’optique d’être au même niveau d’information que le gouvernement, les responsables de l’organisation syndicale ont voulu qu’il leur soit transmis les 16 points en question, mais ils n’ont pas obtenu de réponse jusqu’à ce jour. Qu’à cela ne tienne, le SG a précisé que s’il y a des avancées, il n’en demeure pas moins que les propositions de réponses du gouvernement restent pour la plupart largement en deçà de leurs attentes.

Bien que les négociations se poursuivent, le SATB ne compte donc pas lever le pied sur l’accélérateur. Il entend au contraire passer à la vitesse supérieure en brandissant une série d’actions qui seront mises en œuvre pour exiger du gouvernement la satisfaction de ses doléances. Il a, par conséquent, invité tous les travailleurs du Trésor et de la Comptabilité publique à observer un sit-in du 22 au 29 mai 2017 de 7h à 15h. Si rien n’est fait, la prochaine étape consistera en un arrêt de travail du 30 mai au 16 juin 2017. «Si à l’issue de ces arrêts de travail, la plateforme revendicative minimale n’est toujours pas satisfaite, le SATB lance un appel à un arrêt illimité de travail», a menacé Séini Koanda engoncé dans chapeau à la Salva Kiir (président du Sud-Soudan), qui prendra soin cependant de rassurer les agents de la fonction publique. Ces derniers ne devront pas se faire du souci pour le paiement de leurs salaires, le principal animateur ayant précisé que le syndicat va prendre contact avec l’administration pour la mise en place, «exceptionnelle», a-t-il prévenu, d’un dispositif de gestion des opérations relatives aux salaires, aux pensions et aux pécules. Il va donc de soi que cette exception ne saurait être la règle si leur niveau de satisfaction n’évoluait pas.

Ces grèves à répétition ne donnent-elles pas quelque part raison à une certaine opinion qui est favorable à l’application d’une loi sur les retenues sur salaire pour fait d’arrêt de travail que l’Etat tient d’ailleurs à adopter ? «Nous n’allons pas permettre au gouvernement d’aller dans ce sens, de réduire la liberté syndicale dans notre pays», a martelé le SG adjoint du SATB. Et le porte-parole du collectif syndical CGTB, Bassolma Bazié, de renchérir avec véhémence : «Au niveau du mouvement syndical, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas une proposition à amender ; nous avons exigé son retrait pur et simple. A moins qu’on ne marche sur nos corps».     

Issa K. Barry

Commentaires   

0 #5 verite 21-05-2017 15:34
Je me dis qu il faut respecter ces agents tresor, je les soutien et tant que le gouvernement ne voit pas.le.salaire de tous les.fonctionnai res,.ils ont signe pour les magistrats donc c est le tour de tous. On va durcir le ton, marcher, siting ,grèves ,b etc. Si ce sont les magistrat qui font rentrer les.sous.dans ce pays. Le gouvernent veut diviser les.travailleur s, soyons.vigilent s et disons non à toutes ces.injustices
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0 #4 Panglos 19-05-2017 15:44
En plus du fouet ajoutez-y un bâton pour montrer la voie à cette génération spontanée de fonco-rapace
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0 #3 Paligba 19-05-2017 08:45
Je pense que le gouvernement ne doit pas negocier avec les syndicats le couteau a la gorge. Si un syndicat declenche une greve, dites au syndicat que vous suspendez toute negociation jusqu'a la reprise du travail. A ma connaissance le contrat de travail est suspendu pendant la periode de greve. C'est le contrat de travail qui lie les travailleurs a l'etat qui permet a un travailleur de s'asseoir devant le ministre du travail pour negocier de meilleures conditions de travail.
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0 #2 Kanzim 18-05-2017 15:35
L’inconscience de ces syndicalistes petits-bourgeoi s, moutonniers, manœuvrés et abêtis par des responsables syndicaux eux-mêmes inconscients, croît proportionnelle ment avec la mollesse et la démission du pouvoir empâté, endormi et embourbé dans les délices qui semblent avoir surpris ministres et leurs patrons, DG et leurs ministres, copines et leurs éthyliques…etc. Le caractère excité de certaines décisions à l’endroit des syndicats s’observe dans le cas des magistrats, dont certains syndicalistes auparavant maigres comme Lucky Luke, sont devenus si bedonnants et joufflus qu’ils parlent en disant « euh…euh…. », à la Samuel DO ou comme les nouveaux grands, eux qui se comportaient véritables lumpen injurieux et irrespectueux de la hiérarchie. C’est donc normal que des opportunistes tapis dans l’ombre envoient et mission des excités pour arracher du beurre pour leurs épinards, à l’instar des magistrats. Et il faudra que l’Etat sache que, autant que les syndicats, lui aussi il est un mandant e l’OIT et peut donc y exposer ses problèmes. Le premier problème à y exposer est sans doute la confiscation des ressources nationales par une minorité que sont les fonctionnaires, à ne pas confondre avec les travailleurs comme se plaît à le dire un sachem syndical. Et ce faisant, ils peuvent donc défendre l’idée de l’appréciation et de l’analyse populaires relative à la distribution des ressources de la nation : en exposant publiquement ce qu’on a , ce qu’on donne à qui, ce qui demande, pour aboutir à une remise à plat et trouver une clé de répartition profitable à tous. Celui qui n’en voudrait pas peut démissionner, et le peule sera donc juge de la situation des revendications salariales. Mais cela suppose aussi une conscientisatio n des dirigeants et de =s voleurs réels incrustés au sein de institutions, qu’il soit ministre ou tut autre décideur. De quoi a peur le gouvernement, pour dire la vérité à tous et rendre justice au peuple ?
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-1 #1 MOMOUNI 18-05-2017 08:57
QUELLE MERDE DANS MON BURKINA PENDANT QUE VOUS FAITE SOUFFRIR LA POPULATION AVEC VOS GRÈVES ON VOUS PAYE ENCORE ET VOUS NE VOULEZ PAS NON PLUS QU ON COUPE CELA DANS VOS SALAIRE.DANS CHAQUE SERVICE AU MAXIMUM BEAUCOUP DE STAGIAIRE POUR QU4EN CAS DE BESOIN ILS REMPLACE SES INCAPABLE QUI NE PEUVENT PAS FAIRE RENTRER UN SOUS MAIS SAVENT EN REDEMANDER.
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