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Confirmation des charges: Diendéré passe aujourd’hui

Comme nous vous l’annoncions avant-hier, l’audience de confirmation des charges dans le dossier du putsch manqué de septembre 2015 s’est ouverte hier, 25 octobre 2017, au tribunal militaire de Ouagadougou. Passant outre la requête des avocats, la chambre de contrôle a décidé d’examiner individuellement les dossiers des inculpés selon une programmation journalière. Ainsi, un premier groupe d’une dizaine de personnes est passé hier à la barre. Le cerveau présumé du coup d’Etat manqué, le général Gilbert Diendéré, lui, s’expliquera en principe aujourd’hui devant la chambre de contrôle.

 

 

En rappel, dans le cadre du dossier du putsch manqué de septembre 2015, le juge d’instruction a prononcé en juillet 2017, dans son ordonnance de clôture de l’instruction, des non-lieux et des non-lieux partiels en faveur de certains inculpés ainsi que la requalification des charges pour d’autres. A présent, c’est la dernière étape avant le procès à proprement parler avec l’audience de confirmation des charges ou encore de mise en accusation. Elle permet de contrôler le travail du juge instructeur. En effet, la chambre de contrôle est chargée de confirmer ou d’infirmer les charges prononcées contre les inculpés. Elle peut, à ce titre, prononcer des non-lieux, des non-lieux partiels et des requalifications de charges. C’est donc une étape cruciale pour les inculpés et leur conseil.

A l’entame de l’audience d’hier matin au tribunal militaire, le principal accusé, le général Gilbert Diendéré, a voulu faire des observations sur le rapport, qui contient, selon lui, des erreurs. Cela concernait tout le monde, a-t-il fait savoir. Mais le président de la chambre ne lui a pas accordé la parole, expliquant qu’il pourrait le faire lors de son passage à la barre. Les avocats ont ensuite souhaité que tous les inculpés soient présents dans la salle lors de l’examen du dossier, étant donné qu’il s’agit du même dossier pour les 107 inculpés. Mais le président, Jean-Marie Ouattara, et ses conseillers n’ont pas accédé à cette requête. Les juges ont, en effet, estimé que les inculpés doivent passer individuellement à la barre sans la présence des autres inculpés.

La chambre de contrôle a organisé l’audience de sorte qu’une dizaine de personnes soient entendues par jour. Ainsi, une liste a été établie avec un ordre de passage. Dans cette configuration, l’audience devrait s’étaler sur plusieurs jours. Selon cette programmation, le général Gilbert Diendéré devrait être auditionné ce jeudi 26 octobre 2017.

Cette façon de la chambre de contrôle de prendre les inculpés individuellement a été dénoncée par les avocats, qui parlent de « violation des droits de la défense », une formule qui ne favorise pas un débat équitable, selon eux. « On appelle votre client, on lui notifie des charges, on lui demande de faire des observations. Il peut ressortir des pièces que c’est un autre inculpé qui avait dit des choses le concernant. Cet inculpé n’est pas dans la salle. Il n’est pas là pour confirmer ou infirmer ce qui se trouve dans les pièces.  Ça veut dire qu’on ne peut pas faire de confrontations. Dans ce cas, comment la chambre de contrôle va décider ? » s’interroge Me Ollo Larousse Hien, qui conclut : « Il n’y a pas de raison que les 107 inculpés ne puissent pas avoir accès à la salle en même temps. »

Autre incompréhension exprimée par la défense : la présence à l’audience des inculpés ayant bénéficié d’un non-lieu. En effet, le procureur militaire s’étant désisté de son appel le 24 octobre dernier, Me Ollo Larousse Hien a déclaré que l’ordonnance du juge d’instruction est devenue définitive.

 

San Evariste Barro

Aboubacar Dermé

Hugues Richard Sama

 

 

Encadré

 

Pression des victimes

 

Brandissant des portraits des trucidés ainsi que des banderoles portant des messages réclamant justice, les victimes et les familles des victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat manqué étaient devant le tribunal militaire à l’ouverture de l’audience de confirmation des charges. Mais ils ont été priés par les gendarmes de quitter les lieux. Après environ une heure de sit-in de l’autre côté de la voie, la coalition d’associations de victimes est repartie, non sans avoir livré un message à la presse par l’entremise de son porte-parole, P. K. Victor Pouahoulabou. « Désormais le peuple est attentif. Si la justice bouge une seconde, le peuple bougera deux secondes. Nous sommes là pour suivre comment les choses vont se passer et nous allons rester là. Ce n’est pas une question de pression, c’est une question de défense parce qu’on n’a plus confiance en la justice, l’ensemble du peuple est inquiet. On ne doit plus libérer, mais plutôt juger et condamner. Nous ne voulons plus de non-lieux », a-t-il conclu.

Commentaires   

0 #2 Neilson 26-10-2017 12:29
Comme au confessionnal, c'est à tour de rôle que chacun doit passer avouer " ses péchés "; pourquoi vouloir que les 106 inculpés s'auto-influenc ent dans leurs déclarations si on veut que la vérité sorte du procès?!
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0 #1 Neilson 26-10-2017 12:06
Diendéré, il ne faut pas verser ta figure par terre comme l'autre général " d'opérette " qui pleurniche pour des soins ou qui renie les actes qu'il a posés! Quel exemple de bravoure de courage et d'honneur ce dernier donne à la troupe?! Toi tu as reconnu et tu assumes, va jusqu'au bout, les regrets et les excuses que le peuple attend de toi, c'est pour après. On reconnait là ceux qui méritent leurs étoiles et ceux qui les ont eu parce qu'ils sont d'une même secte; toi c'est à la nonciature qu'on t'a pris, et lui? N'importe quoi!!!
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