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Situation nationale : Chambre avec vue sur l’Assemblée

L’Observateur Paalga était aux premières loges le 30 octobre 2014 à l’Assemblée nationale, jour où devait avoir lieu le vote du projet de loi de révision de la Constitution. Et ce, grâce à son équipe de reportage qui a passé la nuit de mercredi à jeudi à Azalaï hôtel Indépendance où les députés de la majorité présidentielle avaient été hébergés. Une «chambre avec vue sur l’Assemblée» que le journal avait eu la bonne idée de réserver. Le film et les coulisses des évènements, vus de l’intérieur. Pour des raisons évidentes, nous avons choisis de taire l’identité de certains personnages.

 

 Mercredi 29 octobre 2014. 18h à Azalaï Hôtel Indépendance. L’ambiance est comme d’ordinaire à l’exception du dispositif sécuritaire de la police et du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui quadrille la zone. Nous sommes à la réception pour les formalités d’occupation de notre chambre d’hôtel préalablement réservée. Objectif, vivre de l’intérieur les préparatifs et le déroulement du vote du projet de loi de révision de la Constitution. Pendant que nous remplissons la fiche d’identification du client, un député suspicieux qui semble nous reconnaître vient s’arrêter juste à côté puis sans en avoir l’air, jette un coup d’œil sur le document à remplir. Pour semer la confusion dans sa tête, nous marquons sur la fiche «Profession : enseignant». Un regard furtif en coin sur notre «cher ami» permet de constater que le subterfuge a marché à la perfection. Il hoche la tête et s’en va après un petit coup amical sur l’épaule et un «On est ensemble, cher ami ! A plus !». Le temps de lui bredouiller une réponse et nous voilà enfin seul avec le réceptionniste. 100 000 FCFA la chambre double que nous souhaitons occuper avec notre collègue Adama Ouédraogo Damiss. Débute un marchandage qui ravirait le service Finances et comptabilité de L’Observateur Paalga. Au bout de quelque cinq minutes de tractations, on finit par s’entendre sur un prix : 72 720 FCFA. Les formalités d’usage remplies, la carte magnétique de la chambre 143 nous est remise.

Nous flânons dans le hall et au bord de la piscine pour prendre le pouls du «bunker» des parlementaires «tripatouilleurs». Beaucoup viennent apparemment d’installer également leurs pénates.

Un tour à la Rédaction pour finaliser un article et à la maison pour faire un baluchon de circonstance et nous sommes de nouveau sur le chemin de l’hôtel.

Il est 21h. Le moins que l’on puisse dire est que la sécurité a été renforcée. Déjà, l’avenue Kwamé-N’Krumah est barrée au niveau du Palais de justice. Trois 4*4 remplies d’agents de forces de l’ordre sont garées le long de barrières tenues par d’autres éléments. Idem au niveau des feux de la Direction générale de la Coopération. Interdiction formelle de passer.

  • «Vous allez où ?», nous interpelle un des policiers en faction.
  • «A l’hôtel !», répondons-nous.
  • «Pour quoi faire ?»
  • «Nous y avons une chambre ! ».

Seule la carte magnétique de l’hôtel parvint à convaincre le policier qui fait signe et un de ses collègues soulève la barrière.

Même scénario à l’entrée de l’allée privée de l’hôtel mais cette fois-ci, ce sont des éléments du RSP qui sont postés. Le hall d’Azalaï. Enfin !

 

Au vert à Azalaï

 

Certains députés sont assis au bord de la piscine et se tapent de la bière fraîche. Ça rit à gorge déployée. En tout cas, l’ambiance est bon enfant. Du moins, en apparence, car chez certains, l’inquiétude est lisible même dans la voix. Les coups de fils pleuvent. On prend des nouvelles de la famille.

«Ils sont partis ? Et les feux ? Ils ont été éteints ? Personne n’est blessé ?», entend-on çà et là chez ceux qui sont pendus au téléphone. Les autres s’affairent : «Il paraît que vers chez Assimi, c’est chaud !» ou taquinent les plus jeunes : «Vous avez vu non ? Quand vous étiez étudiants, vous nous avez fait souffrir, maintenant vous êtes aux affaires, vous comprenez ?»

Juste à côté, un journaliste d’Africable devise avec un quidam. Pendant ce temps, nous de L’Obs., apparemment les seuls de la presse nationale dans les parages, prenons place dans le secret de la pénombre. Nous nous faisons discrets, ce qui nous permet d’intercepter une causerie avec le personnel de l’hôtel indiquant que tous les clients ordinaires ont été délogés et relogés à Laïco. Vrai ou faux ? Difficile de creuser la question.

Difficile également d’éviter les élus qui nous connaissent bien. «Interdiction d’accorder des interviews» est le mot d’ordre qui leur a été donné. Mais pas de faire un brin de causette simplement. Nous essayons d’en savoir plus donc sur la réunion ultime qui s’est tenue à 21h dans une des salles de conférences de l’hôtel en nous joignant à un groupe.

La réponse est catégorique : «C’est confidentiel. En plus, nous ne sommes pas autorisés à en parler !»

«Mais allez-vous voter pour ou contre le projet de loi ?» Un silence lourd s’installe autour de la table.

Puis «le plus courageux» finit par se jeter à l’eau : «Vous savez, il n’y a pas de démocratie dans ce pays. Nous sommes contraints de voter Oui. Il y a des caméras à l’hémicycle avec lesquels ils peuvent nous contrôler. Nos empreintes digitales peuvent être également relevées sur les bulletins de vote pour savoir qui a voté contre. Dans ces conditions, que voulez-vous que l’on fasse ?» Comme si en attendant de sauter le verrou limitatif du nombre de mandats présidentiels, il avait eu le don de sauter le verrou de la parole, les langues se délient.

  • «Vous savez, ce qui m’écœure, c’est le fait d’embrigader des intellectuels dans un hôtel pour aller voter une loi», poursuit un autre.
  • «Mais c’est pour votre propre sécurité ! Si votre parti ne le faisait pas, vous auriez des difficultés à arriver à l’Assemblée nationale», osons-nous dire pour les pousser à se confier.
  • «Vous aussi ! Nous sommes déjà en insécurité. Nous sommes encerclés par des hommes armés aujourd’hui. Mais demain, comment notre sécurité sera assurée et pendant combien de temps quand on sait que les populations menacent de brûler nos maisons et de s’attaquer à nos familles», s’emporte un autre.

Notre courageux de tout à l’heure revient à la charge : «Je n’ai rien contre quelqu’un. J’ai profité du système, j’ai eu beaucoup d’avantages, j’aime bien mon président. C’est un grand Homme d’Etat et je serai toujours derrière lui. Mais j’estime que quand les choses deviennent ainsi, il ne faut pas remettre en cause les acquis, notamment la stabilité et la paix sociale.»

«En réalité, le régime est dictatorial !», renchérit un autre. On n’ose pas croire ce qu’on entend.

Combien sont-ils à être logés à Azalaï ? «En principe, tous ceux qui sont pour la modification sont là.»

 

«Les Zeph-là parlent, parlent seulement»

 

Minuit déjà ! Beaucoup rejoignent leur chambre. Non sans s’inquiéter : «on va pas se lever à 5h pour aller s’asseoir là- bas ?» D’autres par contre semblent décidés à braver les moustiques et les bruits inquiétants de détonation qui se font entendre pour siroter une dernière bière. Eux sont confiants quant à la suite des événements : «Les Zeph-là parlent, parlent seulement, les gens vont marcher et manifester tout au plus un mois mais la faim aura raison de leur détermination et ils vont négocier un lenga pour le président. On change l’Exécutif et on reprend tout comme avant. Les marcheurs sont tous du secteur informel, ils ne tiendront pas trois jours.»

1h10 du matin. Des manifestants semblent s’être approchés des environs puisqu’on entend leur vuvuzela et leur «Ehi !». Ils entonnent l’hymne national, mais, comme par prémonition, ils sont contraints de stopper net aussitôt après le «Beaucoup flanchèrent mais certains résistèrent» par une grenade lacrymogène. Rien qu’au bruit, on imagine la débandade dans leurs rangs.

01h40, un calme apparent règne dans les environs. Tout le monde se résout à aller se mettre au lit. Assis, eux, devant les portes des bâtiments qui abritent les chambres et devant les ascenseurs, des vigiles semblent s’apprêter pour une nuit blanche avec le thé ou le café qu’ils se préparent. A leurs côtés, des civils dont la tenue trahit pourtant leur statut d’homme de… tenue. Leur regard inquisiteur également.

  • «Bonne nuit la presse !», nous lance l’un d’entre eux avec un sourire complice comme pour nous faire savoir qu’il nous a reconnus.
  • «Bonne nuit M. le groom armé d’Azalaï», lui répondons-nous. Il ne comprend pas la boutade mais l’heure ne se prête guère aux explications. «A demain !»

Difficile de fermer l’œil plus de deux heures en pareille circonstance et une question nous taraude l’esprit pendant qu’à la télévision 32 pouces de la chambre, France 24 diffuse en boucle des flashs sur le Burkina Faso : «Que nous réserve donc ce 30 octobre ?». Un coup d’œil par la fenêtre permet d’apercevoir quelques fidèles musulmans installer leurs nattes pour la prière du fadjiri (l’aurore) alors qu’il est 5h. Même la bonne douche chaude matinale ne nous tire pas de nos questionnements. Autant en profiter pour les coucher sur papier. Apparemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir mal dormi puisque dans le hall, quelque peu bondé sous le coup de 6h, beaucoup de nos voisins d’une nuit ne peuvent réprimer des bâillements. Un tour du côté de l’hôtel qui donne sur l’hémicycle permet d’observer un Parlement en pleine ouverture avec des agents qui rejoignent leurs bureaux. Tout semble se mettre en place pour le fameux vote.

7h. Les «votants», eux, sont presque tous maintenant éveillés et devisent un peu partout par petits groupes dans la cour. Beaucoup de confrères les ont rejoints. Nous rencontrons Me Gilbert Ouédraogo. Mauvaise nuit ou peur à peine contenue, il n’est guère loquace. On peut le comprendre puisque c’est avec l’appui de ses 18 députés que le tripatouillage va s’opérer tout à l’heure.

7h30. Les croquants sont au niveau des barrières. Il est temps de se préparer pour aller au Parlement. Certains, déjà prêts, écharpes d’élus en bandoulière, prennent le chemin de l’hémicycle en passant par la porte de l’hôtel qui donne sur l’Assemblée nationale. Non sans sursauter à chaque jet de grenade lacrymogène. Le groupe de manifestants le plus proche de l’hôtel se trouve au niveau des feux tricolores d’Ecobank. Ils tiennent un véritable siège, rendant coup sur coup aux forces de l’ordre pierres contre bombes lacrymogènes. Un intifada sur Kadiogo. Derrière la ligne formée par les CRS, un blindé de la sécurité présidentielle est garé non loin de la DGCOOP. Et derrière eux, un autre rideau de gendarmes qui observent l’affrontement.

 

«Cailloux ne connaît pas journaliste dèh !»

 

Il nous faut présenter notre laissez-passer.

  • «C’est mieux de ne pas trop vous approcher, cailloux ne connaît pas journalistes dèh !», nous conseille un pandore.
  • «Ok merci !», lui répondons-nous avant de continuer.
  • «Les enfants-là tiennent bon hein !», osons-nous.
  • «Ah oui, depuis hier nuit, ils sont là, et quand ils reculent, c’est pour revenir plus nombreux.»
  • «Depuis hier nuit ? ça veut dire que vous n’avez pas vous-même dormi. Pourtant la journée risque d’être longue.»
  • «Oui, mais on est entraîné pour résister à ça justement. Le problème, c’est que les enfants sont bien préparés. Ils se sont frottés de citron et de beurre de karité pour enrayer les effets des lacrymogènes. Et tous sans exception tiennent un mouchoir imbibé d’eau pour se cacher le nez et un bidon d’eau pour se rafraîchir. On dirait qu’ils ont appris ça à l’école.»
  • «Oh ! vous savez, on apprend beaucoup de choses à la télé et sur Facebook de nos jours»

Eclats de rires. Nous poursuivons :

  • «C’est quand même grave qu’on doive en arriver là pour voter une loi.»
  • «Affirmatif. Moi, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi le président veut forcer. Le peuple dit qu’il ne veut plus. C’est pas négociable.»
  • «Ce n’est pas ce que ses partisans lui font croire apparemment.»
  • «Ils sont combien ses partisans ? Une poignée qui veut manger seulement ? Il s’entête et ça, ce n’est pas bon pour l’avenir de notre pays.»

On l’a compris, notre interlocuteur en tenue de combat est là par devoir et s’il avait eu le choix, pas de doute qu’il serait dans l’autre camp, celui des révoltés. Pas le temps de poursuivre cet entretien avec notre gendarme, un rien sympa. Un projectile s’écrase sur notre sac à dos. «Je ne vous ai pas dit ?», nous lance notre ami de la maréchaussée avant de se mettre lui-même à l’abri. Apparemment, cailloux ne connaît pas gendarme non plus.

Nous faisons comme lui. Il est 8h15. Soudain les manifestants jettent toutes leurs «armes» à terre et avancent les mains en l’air. Ils s’asseyent à 10 m des forces de l’ordre et entonnent le Ditanyè. Un homme arborant une écharpe d’élu s’avance vers la barrière. Il s’agit d’Emile Paré, le Chat noir du Nayala, qui a désormais planté ses griffes au MPP et qui crie aux militaires du RSP : «Je veux parler à votre responsable. Je veux aller à l’Assemblée !»

«Non, vous ne passez pas ! Demi-tour, droite !»

S’ensuit une chaude discussion au cours de laquelle le politicien est rudoyé par les militaires. Ils lui demandent de les laisser se référer à leur hiérarchie. Emile Paré rejoint les manifestants. Après avoir communiqué par radio dans leur véhicule, les RSP vont le chercher et le conduisent au Parlement sous les acclamations des frondeurs.

9h, Assemblée nationale. Des députés s’installent sur leur siège. Le tableau des votes est en place. Pourtant l’ambiance n’est pas sereine. La clameur des manifestants se fait de plus en proche. La peur se lit sur les visages. Certains n’hésitent même pas à prier. Retranchés dans leurs bureaux, le personnel de l’Assemblée n’est pas non plus serein même si certains ne peuvent cacher leur joie. «Le peuple est là !», s’écrie l’un d’entre eux. Dehors, l’avenue de l’indépendance est noire de monde. «Sortez !», crie-t-on à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour.

9h20. Les lance-pierres parlent, les vitres du Parlement volent en éclats. L’assaut est donné. Premier objet de la colère des assaillants, la 4*4 du président de l’Assemblée et les motos de son escorte. En 9 minutes chrono, le siège du pouvoir législatif part en fumée. Un seul mot d’ordre : «On brûle tout, on n’emporte rien !» Voitures, bureaux, matériel informatique, tout est incendié. Interdiction d’emporter quoi que ce soit sous peine de se faire lyncher par les autres manifestants. Pour les agents parlementaires et les députés qui ont presque tous retiré leurs écharpes pour passer inaperçus, c’est le sauve-qui-peut. Débandade générale. A en juger par leur vitesse et leur adresse à la course, certains élus seraient de sérieux challengers au Marathon international Ouaga-Laye de L’Observateur Paalga dont l’édition 2014 est prévue pour le 6 décembre prochain.

 

Où sont les députés ?

 

La porte dérobée donnant sur l’ISTIC et celle donnant sur Azalaï sont prises d’assaut par les parlementaires dont la tête est mise à prix par les croquants. «Où sont les députés ?», crient partout ces derniers bavant littéralement de colère. Fort heureusement pour les élus, leurs «chasseurs» ne les connaissent guère. En témoigne, ce groupe qui demande à cette dame, membre du secrétariat exécutif national du CDP, tremblant comme une feuille dans un coin du mur : «Tantie, où sont les députés ?»

«Je ne sais pas !», bégaie-t-elle les larmes aux yeux. Touchés, les frondeurs l’escortent à l’extérieur.

Une autre, qui fait partie des ex-premiers responsables du Parlement, malgré l’aide de ses collaborateurs, n’a pas pu prendre le mur de l’hôtel Azalaï. Il faudra que des manifestants interpellent le personnel de l’hôtel pour qu’ils lui ouvrent la porte.

Le fait de ne pas être connu ne profite pas à tout le monde, comme ce député de l’opposition qui, avant de déclarer son appartenance, a reçu une bonne paire de claques. En plus d’Azalaï, l’ISTIC, les Archives nationales et la DGcoop servent de repli aux fuyards.

10h20.C’est au tour du «bunker des tripatouilleurs» d’être saccagé. Les ministres Bongnessan Yé et Yacouba Barry qui s’y trouvaient également sont exfiltrés. C’est, prostrés sous le siège à l’arrière des 4*4 des CRS à la manière de délinquants mis aux arrêts, que certains députés seront tirés d’affaire.

10h45. Pendant que la fumée s’élève du Parlement et de l’hôtel Azalaï et de leurs environs, le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré, confirme sur RFI l’annulation du vote du projet de loi. Trop tard ! Trop peu !

La suite ? Vous la connaissez !

 

Hyacinthe Sanou

 

 

Dans les coulisses d’Azalaï

 

Visite nocturne de Blaise ?

 

Vrai ou faux ? Difficile d’en avoir le cœur net mais selon toute vraisemblance, l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré, himself, aurait rendu nuitamment visite aux «députés tripatouilleurs» au cours de la réunion ultime qu’ils ont tenue sur le coup de 21h, mercredi. Que leur a-t-il donc dit ? Y a-t-il eu des encouragements présidentiels à tenir bon ou des enveloppes sous la table comme beaucoup le susurrent ? Les langues avisées se délieront peut-être un jour.

 

Des députés frondeurs auraient voté non

 

La suite des évènements ne nous aura pas permis de vérifier leur véracité mais selon nos informations, plusieurs «députés tripatouilleurs», agacés même par leur embastillement, étaient prêts à faire une fronde en votant non à la dernière minute. Et pas qu’au CDP, car on parle même d’une dizaine dans le camp de l’ADF-RDA où Gilbert Ouédraogo a dû, selon nos sources, taper du poing sur la table pour faire avaler le Oui au sein de son parti. «Que vous le vouliez ou pas, je suis le président jusqu’en 2017 ! Celui qui n’est pas d’accord, il peut démissionner !» aurait-il argué pour couper court aux protestations. Incroyable !

 

Près de 60 millions FCFA cash pour la mise au vert

 

Pour des raisons évidentes, Azalaï Hôtel Indépendance aurait exigé d’être payé cash et par avance pour l’hébergement des élus. Et près de 60 millions de FCFA (59 exactement selon certaines sources) auraient été ainsi déboursés pour la mise au vert des partisans du Oui. Mais quand on voit les dégâts causés par les manifestants, que peuvent bien représenter 60 malheureux millions pour remettre l’hôtel à flot ?

Commentaires   

0 #37 BAZ 07-11-2014 09:00
Félicitations aux braves journalistes qui ont osé et surtout au premier responsable du journal l'Observateur paalga. Que Dieu protège le Burkina Faso
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0 #36 T emmanuel. 06-11-2014 14:42
bravo chers journalistes surtout continuez a nous faire des revelations car ces deputes acquis a la cause de blaise ont sape notre integrite indigne leurs electeurs et meme incite a la violence en temoignent les declarations de assimi koanda adama zongo et salam derme qui devra normalema rejoindre les deux premiers cites au camp paspanga. Pendant que leur mentor est entrain de humer l`air frais aux abords de la lagune ebrie francois a cotonou.
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0 #35 Cenave 05-11-2014 18:40
Lire ce que vous avez vu, je perçois votre abnegation et le courage de prendre le risque pour votre metier.

Dire vrai, vous avez participé a notre lutte: "chasser les vautour au pouvoir"
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0 #34 Malick BA 05-11-2014 09:37
C'est un vaillant bobo qui a écrit cet article. Merci pour le service
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0 #33 Yameogo 05-11-2014 09:21
Je retiens que par laxisme, ou incapacité à s'assumer pour donner une réponse appropriée à leur dirigeant, nos hommes politiques nous conduisent à des situations inextricables. Dorénavant soyez un peu plus courageux et même audacieux pour construire ce Faso de nous tous.
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+2 #32 Sawadogo Yambangba A 05-11-2014 00:03
Merci à l'Obs Paalga pour ce témoignage vivant et magnifique ! Je souhaite que vous écriviez un livre sur ce que Dieu a permis à vos yeux de voir: l'avènement d'un jour nouveau sous le ciel du Burkina. Vous êtes pétri de métier. Un grand merci !
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+1 #31 DIXI 04-11-2014 21:19
J'ai l'impression d'être à cette fenêtre en lisant cet écrit. Merci beaucoup
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+1 #30 Alpha Ramsy 04-11-2014 20:55
Sous nos cieux on vient à la politique pour manger, pas par conviction! On fini alors par être sequestré par un clan, pourchassé par le peuple et amener sa famille à baisser la tête. Les enfants du Capitaine Tom Sank sont là, plus rien ne sera plus comme avant! Que ceux qui n'ont pas compris essaie voir
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+2 #29 Silmiga 04-11-2014 20:53
C'est pathétique,!
Bravo pour votre patriotisme et bien sûr votre professionnalis me. Assimi toute honte bue vociforait que leur biens et même sa bibliothèque ont été saccagés et brûlés. Sans être partisan de la violence, je dis aux grands maux,, les grands remèdes. Puisque le vote devrait être acquis sur la base de la corruption, il n'y avait pas trop de solutions autres que celles qui ont été appliquées par le peuple
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+1 #28 KABRE 04-11-2014 19:04
Tres bel initiative qui a donner cet artcile revelateur qui informera j'en suis sur l'histoire. Bravo aux journalistes. Beau travail
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