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Anémie : Paludisme, parasites, malnutrition… des sangsues de l’organisme

Ce jour 14 juin est célébrée la Journée mondiale du don de sang. Cette journée, instituée depuis 2014 par l’OMS pour rendre hommage aux donneurs de sang et accentuer le plaidoyer pour mobiliser plus de donneurs, a été placée cette année sous le thème «Don de sang en situation de crise» accompagné du message «que pouvons-nous faire ? Donner son sang, donner maintenant. Donner souvent». Selon le directeur du Centre régional de transfusion sanguine de Ouaga (CRTO), Dr Salam Sawadogo, l’idée est de ne pas attendre une situation de crise pour donner son sang, car dans des cas urgents, la transfusion est immédiate. Justement, avec ce médecin hémobiologiste, nous abordons la question de l’anémie. Qu’est-ce que c’est ? Quelles en sont les causes ? Le don régulier de sang peut-il provoquer l’anémie ? Quels sont les aliments riches en fer qui peuvent aider à lutter contre ce trouble sanguin ?

 

Vous sentez-vous parfois pâle, fatigué, essoufflé au moindre effort sans trop savoir ce qui vous arrive ? Si oui, l’idéal est de consulter un médecin. En effet tout comme pour d’autres maladies, ces signes peuvent être ceux de l’anémie qui touche 25% de la population mondiale selon l’OMS. Définie comme une diminution de la quantité de sang dans l’organisme, cette maladie peut avoir des conséquences fâcheuses. «C’est le sang qui transporte l’oxygène dans le corps et quand il n’y en a pas suffisamment, la respiration ne se fait pas convenablement et cela peut même entraîner la mort », a souligné le Dr Salam Sawadogo, médecin hémobiologiste. En général, on parle d'anémie quand le taux d'hémoglobine tombe en dessous des 140 grammes par litre de sang chez le nouveau-né, des 130 g/l chez l'homme adulte et des 120 g/l chez la femme adulte. Le diagnostic d'une anémie se fait par un examen clinique complété par des analyses sanguines, plus précisément par un hémogramme, qui va évaluer le taux d'hémoglobine dans le sang.

Les causes d’un tel trouble sanguin sont diverses. Dans notre contexte, la première et la plus fréquente, à en croire Dr Sawadogo, c’est le paludisme : «Près de 60 à 70% des cas d’anémie chez nous sont dus à cette maladie », a-t-il indiqué. Une deuxième, qui est liée à cette maladie, c’est la malnutrition notamment chez les enfants et les femmes enceintes qui ont une situation nutritionnelle assez précaire. Il y a donc anémie quand ils font le palu. La troisième, c’est les infections avec les parasites au niveau intestinal. Foi de notre hémobiologiste, ces parasites sucent petit à petit le sang et provoquent à la longue des anémies.

Le don régulier de sang ne peut-il entraîner l’anémie ? Si, répond sans détour l’hémobiologiste avant d’apporter ces précisions : «La problématique don de sang-anémie est d’actualité de nos jours, de plus en plus la question se pose lors des congrès. Mais c’est chez les grands donneurs, c’est-à-dire ceux qui totalisent 200 dons et plus, qu’il y a risques d’anémie. Sinon chez nous, où les donneurs réguliers sont à environ 100 dons, le problème ne se pose pas encore ».  

 

Un globule rouge éclaté, c’est du sang perdu

 

La quatrième cause, c’est l’hémorragie qui peut être due à un accident, à une intervention chirurgicale. Assez fréquente chez les femmes également, elle peut intervenir au cours de la grossesse, des saignements abondants pendant les règles ou en dehors ou même au moment de l’accouchement où la perte de sang est parfois importante.

Une cinquième cause, toujours liée à notre contexte, est la drépanocytose, en raison de laquelle pathologie les globules rouges qui ne sont pas normaux sont très fragiles et s’éclatent d’eux-mêmes. Or, foi de Dr Sawadogo, un globule rouge éclaté, c’est une bonne quantité de sang perdu.

Il y a différents types d’anémies : toujours selon le docteur, on a : d’abord les anémies liées aux carences alimentaires. Elles sont récurrentes chez les enfants et les femmes enceintes. Cette anémie est due à nos habitudes alimentaires qui ne favorisent pas une bonne alimentation. Par exemple, dans certains contextes, on dit que l’enfant ne doit pas manger de la viande ou des œufs alors que ce sont des aliments de base, riches en fer. En plus, l’alimentation n’est pas assez variée pour un apport en fer suffisant pour la fabrication du sang. Chez les femmes enceintes particulièrement, une partie du fer est utilisée dans le développement du fœtus, et par finir elles-mêmes en sont privées, surtout quand leur alimentation n’est pas riche en fer ; ensuite les anémies par destruction des globules rouges. En cas de paludisme, par exemple, le germe va entrer dans les globules rouges et, au cours de son développement, il va faire éclater les globules rouges. C’est la même situation en cas de drépanocytose.

En plus des symptômes  de l’essoufflement, l’adulte anémié peut avoir, entre autres signes, des maux de tête, des étourdissements, des paumes blanchâtres. Chez les enfants également, les paumes et les conjonctives sont assez blanches. Toutefois, un test de laboratoire doit confirmer l’anémie qui peut-être de divers degrés (minime, légère, modérée ou sévère).

Le traitement de l’anémie se fait à deux niveaux : le traitement substitutif, pour remplacer ce qui manque (la transfusion sanguine ou la prise de médicaments comme le fer) ; et le traitement de la cause (en cas de saignements abondants ou entre les règles, de paludisme).

Une anémie non traitée peut aboutir à des complications. Selon en effet le directeur du CRTO, s’il n’y a pas suffisamment de globules rouges pour transporter l’oxygène, l’organisme ne va pas avoir l’air dont il a besoin. Le cerveau peut en être touché, car il ne supporte pas le manque d’oxygène. Quand il n’y a pas suffisamment de sang également, le cœur est obligé de battre vite, et plus il bat, plus il s’épuise et on peut tomber facilement dans l’insuffisance cardiaque. Toutes ces complications peuvent conduire à la mort.

Comme conseils pour éviter l’anémie, l’hémobiologiste préconise de manger des aliments variés. «Le fer est dans beaucoup d’aliments, mais si on ne varie pas son alimentation, on n’a pas la chance d’en avoir la quantité nécessaire à l’organisme», a-t-il souligné. A cela s’ajoute la propreté des aliments : plus on mange des aliments mal lavés, plus on prend des parasites qui peuvent provoquer l’anémie. Il faut donc veiller à la propreté des mains et du repas, se déparasiter régulièrement et prendre des mesures contre le paludisme.

 

Encadré

Quelques aliments riches en fer

 

Les légumes verts (gombo, épinards, feuilles de baobab…) ; les fruits (mangue, banane, avocat, raisin, ananas, pomme…) ; le haricot blanc, le soja, le jus de tomate, la viande rouge ; les céréales à grains entiers, les farines et céréales enrichis de fer, le pain, les légumineuses

Commentaires   

0 #1 Kanzim 14-06-2017 15:46
Pauvres organismes des burkinabè: des sangsues sucent leur sang et des loups dévorent les avoirs des citoyens propriétaires de ces organismes qui se différencient tout de même : il y a les organismes qui résistent parce que portés par des corps gras et grossis par des évènements chanceux, comme des nominations ou l’accès à des opportunités corrosives de l’économie du pays : l’observation des formes des cous gras et des ventres bedonnants des ceux nommés à des postes de ministres, de DG et de ceux mis dans la file active des profiteurs des dividendes de la corruption. Il y a les organismes abrités dans des corps faméliques que l’anémie et l’anophèle ne veulent pas maison obligés de s’en contenter : on retrouve ces corps chez tous les enfants de la rue et dans la rue, ces vendeurs d’unités et de mouchoirs le long des rues, ainsi que ces femmes à la peau tannée par l’âge et le soleil qui et tendent la main aux conducteurs de véhicules de moins en mos enclin à baisser les vitres de leurs véhicules climatisés. On sait que les parasites et les moustiques préfèrent ceux qui sont passés par l’embouche humaine avec beaucoup de sang et de la chair moins flasque. Chez eux tout est « lom-lom » comme tout est « lom-lom » chez leurs « lom-loms » pour emprunter l’expression à Anta. Mais la nature le dote aussi d’environnement s, d’habitat et d’alimentation qui les rend difficilement attaquables. Alors anémie, anophèle et parasites, contentez-vous des sphères évoluant dans la misère créée et nationalisée par les égoïstes au cou gras comme chitoumou, pour s’en servir comme bouclier protecteur de leur bonne chair.
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