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RCK/USMA (1-0) : La «remuntada» n’a pas eu lieu au 4-Août

L’excellent gardien algérien, Zemmamouche Mohamed Lamine, a compliqué la tâche aux joueurs du RCK L’excellent gardien algérien, Zemmamouche Mohamed Lamine, a compliqué la tâche aux joueurs du RCK

Une semaine plus tôt à Alger, les Faucons du Rail club du Kadiogo (RCK) étaient tombés (2-0) face aux joueurs de l’USM Alger. Un match qui s’était joué, rappelons-le, sans la présence des médias burkinabè, qui n’ont pu rallier la capitale algérienne faute au changement subit des conditions d’obtention de visa presse donnant accès au pays d’Abdelaziz Bouteflika. Il fallait aux hommes de Kamou Malo remonter deux buts à Ouaga. Mais samedi dernier, les Orange-Noir n’ont pu inscrire qu’un seul but (1-0, score final), au grand dam de leurs supporters qui s’en sont pris au trio arbitral et aux joueurs algériens à la fin du match.

 

Le stade du 4-Août n’a pas fait le plein à l’occasion de ce match de la Ligue des champions africaine, mais l’affluence était considérablement au-dessus de ce que le Fasofoot donne de voir habituellement. L’opération «remuntada», la remontée si vous préférez, était le leitmotiv de tous. Et dès l’entame du match ordonné par le Nigérien Abdoulaye Rhissa Almustapha, les locaux prennent les choses en main et s’établissent dans le camp des visiteurs sans toutefois parvenir à scorer, l’équipe de l’ancien sélectionneur des Etalons ayant fait le dos rond pour laisser passer l’orage du premier quart d’heure.

Domination stérile de Sydney Mohamed Sylla et de ses coéquipiers. La seule véritable sensation de cette première partie intervient à la 28e minute lorsque l’arbitre sanctionne Sayoud Amir (USMA), qui a refusé de jouer une touche juste pour perdre le temps. Puis un bref échange verbal entre le juge central et le meneur de jeu algérien, et le Nigérien brandit le carton rouge. Le joueur aurait injurié l’arbitre qui évidemment ne l’a pas toléré. Les remplaçants de l’USMA envahissent la pelouse, le banni refusant de sortir. S’ensuit un arrêt de jeu qui dura à peu près 5 minutes. Le RCK joue désormais en supériorité numérique mais n’arrive pas en profiter jusqu’à ce que la mi-temps intervienne.

A la reprise, Kamou Malo décide de lancer en même temps Aboubacar Sidiki Traoré et Mohamed Kahan en lieu et place respectivement d’Elisé To et d’Alex Asamoah. Coaching payant, puisque 8 minutes plus tard, Traoré enclenche une action ponctuée par des une-deux et conclue par une frappe limpide du gauche de Mohamed Kahan. Le 4-Août jubile. A la 65e, le même Traoré perce la défense algéroise et prend appui sur John Jeremiah, mais son tir passe légèrement au-dessus des buts de l’excellent Zemmamouche Mohamed Lamine.

Les minutes s’égrainent et les hommes de Put instaurent un faux rythme. Les Faucons ont la possession de la balle mais n’arrivent pas à perforer le mur blanc en face. Les Algériens procèdent par contre et manquent même de scorer par deux fois. A quelques minutes de la fin du match, Michael Ibeh, le virevoltant ailier du RCK, part en dribbles chaloupés mais est irrégulièrement stoppé. L’arbitre, lui, a vu une grossière simulation. Il brandit alors un carton jaune à l’attaquant du Rail. Les choses resteront inchangées jusqu’au coup de sifflet final, qui envoie l’USMA en phases de poules de la Ligue des champions africaine. Les clubs burkinabè devront encore attendre.

 

  1. Arnaud Ouédraogo

 

Illutation (Ph. Lambert O.)

  • L’excellent gardien algérien, Zemmamouche Mohamed Lamine, a compliqué la tâche aux joueurs du RCK
  • La tension a été vive durant toute la rencontre
  • Paul Put, bien que chez «l’ennemi», a été à plusieurs reprises ovationné par le public

 

Encadré 1

Vous avez dit temps additionnel ?

L’expulsion de Sayoud Amir à la 28e a occasionné un arrêt du jeu d’environ 5 mn. Mais curieusement, les officiels de la rencontre n’ont accordé que 3 mn de temps additionnel pour la première période. Et en seconde partie, le 4e arbitre a brandi 4 mn de temps supplémentaire alors qu’il y a eu 6 changements au cours du match, des blessures à répétitions du gardien algérien qui ont nécessité  chaque fois l’intervention de l’équipe médicale plus la sortie sur civière d’un joueur algérien. Et quand on sait que pour chaque remplacement il est accordé 30 secondes, il y avait logiquement 1 mn pour les sorties sur civière, et autant pour chaque intervention des soignants sur le gardien, on comprend difficilement qu’on ait accordé que 4 mn d’arrêt de jeu.

 

  1. A.O.

 

Encadré 2

La «bastonnada»

 

Le mauvais comportement de la délégation algérienne qui avait vandalisé son QG de Ouaga 2000 après son élimination de la CAN 98, le très mauvais traitement infligé aux Burkinabè lors du match retour de qualification pour la coupe du monde 2014 à Blida, le refus du visa aux journalistes burkinabè pour se rendre à Alger à l’occasion du match aller entre le RCK et l’USMA… voilà des situations qui faisaient craindre une tension lors de  ce match retour. L’atmosphère est restée surchauffée avant, pendant et après le match au stade du 4-Août. L’arbitre nigérien ayant été pointé du doigt à l’issue de la confrontation, les supporters du Rail n’ont pu s’empêcher de s’en prendre au trio au coup de sifflet final. S’en est donc suivie une bagarre généralisée sur la pelouse du 4-Août, obligeant les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogènes.

 

  1. A.O.

 

Commentaires   

0 #1 Kanzim 20-03-2017 15:43
J’avais publié dans les 3W.lobs, mon sentiment sur l’observation du parallélisme des formes à appliquer à la partie algérienne. La meilleure réplique tenait en notre victoire sur l’USMA. Au regard de notre engagement de conquérir la preuve de notre force non pas contre les autres peuples mais avec les autres peuples. Puis à l’appel des dirigeants du RCK, j’ai décidé de me rendre au stage=de,. La dernière fois que j’y étais c’était-il y a trente (30) ans, à la finale de la Coupe du Faso, présidée par SEM Rock MC KABORE et remportée par le Racing club de Bobo Dioulasso, au détriment de l’ASFA Yennenga. C’était en 1987. J’y suis allé ce jour-là, parce qu’un petit neveu m’avait demandé de l’y emmener, avec un regard innocent et si suppliant que je me résolus à l’y conduire. Ce jour-là mon neveu supportant l’ASFA Yennenga, je me résolus à supporter donc l’ASFA Yennenga, bien que mon cœur battait pour le RCB, juste parce que c’est une équipe de ma ville fétiche, Bobo Dioulasso. Mais trente après, c’était réellement pour supporter le RCK que je suis allé au stade, pour voir à la fin que mes jambes avaient de la peine à supporter l’énergie que réclamais d’elles, afin que leur vélocité me m’exfiltrât du théâtre de combats entre des supporters anti sports, et des étrangers qui devraient bénéficier de tous les égards tant qu’ils sont chez nous, en terre du Burkina. Il y a quelques années lorsque les Etalons eurent maille à partir avec les Fennecs d’Algérie, je me trouvais en Europe dans un centre de formation, et lors d’une sortie sur le terrain, un algérien long et costaud come une mini tour me coinça si fort sur le banc du bus que les gens se mirent à rire, tellement l’image de limace que je présentais coincée par la masse volumique de l’éléphant était incongrue. Il se présenta et je me présentai. Il cria alors en souriant que ce n’était pas pour continuer le duel entre Etalons et Fennecs qu’il m’a coincé, et ceci établit des relatons de plaisanterie entre nous. Et chaque fois que j’allais au repas, les gens me désignaient là où était assis mon frère algérien, et tout le monde s’esclaffait de rires, lors qu’il se levait et me donnait sa chaise. Nous avons communiqué avant-hier, et je lui racontais ma déception au téléphone. Tabasser des joueurs, c’est pas du tout fairplay. Et comme je l’ai toujours dit et je signe et contresigne, au stade actuel des choses, si une équipe du Burkina gagne un match international, c’est que cela procède du hasard. Il est temps de mettre tous ces fonds faramineux ponctionnés de nos impôts dans la pétanque, le cyclisme et la lutte africaine. Et pour emprunter l’expression à un journaliste qui se trouve net dans ce Faso et paré comme un Saint-Cyrien, lorsqu’il participait aux débats de presse à la TNB de la bonne époque, je dirais que « le foot, vraiment on s’en fout ».
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