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Barsalogho : Les déplacés internes de nouveau dans la rue

Les milliers de déplacés internes de Barsalogho-centre ont manifesté pour la seconde fois pour réclamer de l’Etat la sécurité Les milliers de déplacés internes de Barsalogho-centre ont manifesté pour la seconde fois pour réclamer de l’Etat la sécurité

Les milliers de déplacés internes du centre-ville de Barsalogho (province du Sanmatenga) veulent retourner dans leurs villages respectifs afin de s’adonner aux travaux champêtres. Pour ce faire, ils ont, avec le soutien de la section communale de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), lancé un appel à l’aide au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’était au cours d’une seconde manifestation pacifique dans la rue le lundi 8 juillet 2019. La première sortie a eu lieu le vendredi 5 juillet 2019 dernier.

 

«Notre manifestation n’est pas politique », «Nous demandons au président du Faso de nous aider avec des soldats pour rétablir la sécurité dans nos localités », « Nous voulons retourner pour cultiver nos champs » : ce sont, entre autres, les slogans scandés en langue nationale mooré par les déplacés internes du centre-ville de Barsalogho.

Ceux-ci ont fui les attaques récurrentes et les assassinats ciblés perpétrés par les groupes terroristes dans de nombreuses localités des provinces du Sanmatenga et du Soum. Sortis nombreux comme lors de leur première manifestation, les déplacés ont bénéficié du soutien de la section communale de l’ODJ, une structure des organisations de la société civile.

Ils ont de nouveau demandé au gouvernement de prendre urgemment des mesures pour rétablir la sécurité dans leurs localités d’origine. La marche, qui a été pacifique, a conduit les déplacés internes chez le chef coutumier de Barsalogho, à la mairie, à la préfecture, au commissariat de police et à la brigade territoriale de gendarmerie.

En rappel, selon la municipalité, au total 35 villages de la commune se sont vidés de leurs habitants ces derniers jours. Les données de la mairie font état de plus de 27 000 déplacés, en majorité des femmes et des enfants.    

Gousyamba Ouédraogo

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