Nord-Mali : La partition ne saurait être une solution
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L’homme s’appelle Hassane Ag Mehdy ; un colonel de l’armée malienne dont le surnom révèle aisément le surnom : Jimmy, le rebelle ; dans l’édition de l’Observateur Paalga du mercredi 8 février, il s’exprime avec aisance sur la rébellion touarègue, dont il affirme volontiers qu’il est un des fers de lance.

L’épée de Damoclès, qui pendait depuis le 5 décembre 2011 sur la tête de la France et que le président Nicolas Sarkozy se jurait d’esquiver à tout prix, a fini par choir. Vendredi en effet, Standards & Poor’s (SP), l'une des trois agences de notation, qui distribuent les bons et les mauvais points, a retiré à l’Hexagone (1) le prestigieux «AAA» dont elles créditent les économies nationales les plus dignes de confiance aux yeux des investisseurs.
L’Assemblée nationale du Burkina Faso a adopté à l’unanimité, en séance plénière ordinaire le 20 décembre dernier, deux propositions de résolutions pour la création de commissions d’enquêtes parlementaires sur les marchés publics et sur les subventions publiques dans le secteur de la santé.
Recevant, le lundi 18 décembre dernier à Abidjan, tous les chefs des hauts commandements militaires, de la gendarmerie et de la police au palais présidentiel du Plateau à la suite des échauffourées survenues entre des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et des populations à Vavoua (Centre-Ouest, région du Haut-Sassandra) le week-end écoulé (qui auraient fait cinq morts et de nombreux blessés), le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, a réitéré sa volonté de ne plus tolérer de tels actes, qui sont de nature à influer négativement sur le climat socio-politique et économique, en pleine normalisation, et sur les perspectives de croissance annoncées.
Un lieu : le palais de la Nation de Kinshasa ; une date : mardi 18 octobre 2011 ; l’événement était de taille, puisqu’il s’agissait d’une adresse de Son Excellence Joseph Kabila à l’ensemble de la nation congolaise ; et ce, juste quelques jours avant l’ouverture de la campagne devant aboutir à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.
Enfin, le pas est franchi ! L’Union Africaine, toute honte bue, a décidé de reconnaître le Conseil National de Transition comme le «représentant légitime du peuple libyen» ; le communiqué en a été rendu mardi, à Johannesburg ; ironie du sort, cette ville est la capitale économique d’un Zuma qui pèse de tout son poids sur l’instance panafricaine et qui n’a jamais voulu entendre parler d’une quelconque reconnaissance de ces insurgés libyens qui, au final, auront réussi à déboulonner l’homme fort de Tripoli. L’UA, histoire de sauver les apparences, sans doute, justifie cette reconnaissance tardive en affirmant qu’elle a reçu des engagements écrits de l’organe politique des insurgés libyens ; dont acte.
Historique, c’est le qualificatif que l’on pourrait donner à la 66e assemblée générale de l’ONU, qui s’ouvre aujourd’hui au siège de l’Organisation mondiale à New York. En un mot comme en mille, elle pourrait entrer désormais dans les annales de l’histoire, si le président Mahmoud Abbas réussissait comme il le souhaite ardemment, à présenter la demande de reconnaissance devant le Conseil de sécurité, de l’Etat palestinien en tant qu’Etat à part entière. Il est vrai que pouvoir déjà faire acte de candidature est en soi une petite victoire, vu que l’Administration Obama fait des pieds et des mains pour faire échec à un tel projet.
72 heures après l’entrée fracassante des rebelles du CNT dans la capitale et 48 heures après l’annonce de la prise de Tripoli par les insurgés, on pensait le compte à rebours déclenché et l’épilogue très proche. Las ! Les heures passent et les certitudes choient telles des feuilles mortes.
Le 19 juillet 2011, Alpha Condé échappait à un attentat à son domicile. Immédiatement après, c’est l’emballement médiatique. Le Président miraculé est sur tous les médias internationaux, narrant d’une voix héroïque l’évènement. Les médias guinéens ne seront pas en reste, la télé guinéenne diffusant en boucle, pendant une semaine, le défilé ininterrompu d’hommes et de femmes partis saluer «Le miracle» et remercier les cieux d’avoir préservé la vie d’un homme providentiel. Et Condé paradait, faraud, devant micros et caméras.
Le général français Vincent Desportes, ex-directeur de l'Ecole de guerre, opposant notoire à la guerre en Afghanistan, a estimé, dans un entretien diffusé par le journal du dimanche, qu'il "est temps de trouver un compromis avec les autorités libyennes" tout en ajoutant : "Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment que le régime de Kadhafi tombe". Ces déclarations de quelqu'un qui parle en connaissance de cause ont fait l'effet d'une bombe en France, pays à la tête de l'équipée occidentale contre Kadhafi avec un Sarkozy qui se réjouit de casser du Guide comme il l'a fait avec Laurent Gbagbo le 11 avril dernier.